CORRESPONDANCE 345 la concurrence ne suffira peut-être pas pour faire profiter le consommateur des différences de prix des articles de première nécessité et qu'il sera exposé ensuite à payer à son propriétaire une valeur presque égale aux anciens droits. Je pense que cette question sera traitée définitivement au Conseil Municipal avant la fin de cette année. Je vous prie d'agréer mes bien sincères ·salutations. J. DAUMAS. Pari.~, 2 septembre 1889. Bruxelles, 20 août 1889. Mon cher Malon, Tu as bien voulu reproduire,-sans mon intervention,je tiens à le faire constater,-deux articles d'une polémique que j'eus,il y a tout juste vingt ans, avec V. Arnould, G. De Greef et H. Denis, au sujet de la propriété et du collectivisme. Je n'y vois pas de mal, bien que je n'y vois pas non plus un bien grand avantage. Seulement, permets-moi d'exprimer à ce propos un regret : c'est de voir que tu publies ma réponse sans avoir préalablement publié les articles de la Liberté auxquels je répondais, souvent en employant les mêmes termes, les mêmes phrases que mes adversaires d'un jour, restés, au surplus,mes amis. En agissant ainsi,ne donnestu pas,aux lecteurs de la Revue sociali.ïte,une idée inexacte de cette polémique? et ne crains-tu pas que nous nous attirions le reproche de ne présenter qu'un côté de la médaille, ou de ne faire ent.endre qu'une cloche et partant qu'un son? Je te prie d'insérer ces lignes dans la prochaine livraison de la Revue socialiste. Car, bien que je sache que plusieurs des rédacteurs de rancienne Liberté n'ont plus pour le collectivisme la même aversion que jadis et s'y sont même ralliés, au moins partiellement aujourd'hui, j'ai trop d'estime pour leur personne, trop de respect pour leurs convictions - y compris celles d'alors - pour ne point tenir à ce que l'on sache que je ne suis pour rien dans la façon dont on a rappelé notre ancienne polémique. Je te serre les mains bien cordialen;i.ent, C. DE PAEPE. I
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