La Revue socialiste - 1889 - Tome X - vol 02

CONGRÈS INTERNATIONAL AGRAIRE 319 alors que, sm le continent européen, la phase de la discussion publique est à peine ouverte. La solution qui nous est aujourd'hui apportée n'est pas du tout la même que celle des physiocrates, avec laquelle elle n'a que des analogies. Ce que _l'on nous apporte et qui nous frappe le plus, ce sont de nouveaux points de vue philosophiques, et pour ainsi dire des nouveaux principes sociaux; ce sont des doctrines économiques absolument différentes de celles préconisées par les grands économistes et même par les écoles socialistes. Quelle en est la valeur? Je me gardêrai bien de me prononcer sur ce point, me bornant simplement à constater ce fait frappant.: qu'en dehors du continent européen ii se produit depuis quelques années un mouvement considérable et toujours croissant en faveur ù'une doctrine que notre public connaît à peine vaguement, mais à laquelle il voudra certainement s'initier, ne fût-ce que par curiosité, en attendant de le taire par intérêt. Je suis donc heureux de saluer les membres étrangers qui nous ont appo,rté le tribut de leurs efforts et de leurs lumières (Bravos prolongés). M. FIRTH, membre du Parlement, Président du Conseil de Lon1 dres. Remercie le Président de la manière courtoise avec laquelle il lui a fait l'honneur de le considérer pour ainsi dire comme le représentant de la ville de Londres. • Je souhaite que dans l'avenir les deux grandes cités, Londres et Paris, se rapprochent de plus en plus pour travailler ensemble, dans une communauté fraternelle d'idées et de tendances, à assurer mieux et plus que dans le passé, le bonheur de ceux. qui nous ont confié leurs intérêts». (Vifs applaudissements). M. FLURSCHEIM,porte un toast au PRÉSIDENTLONGUEqTu'il remercie, au nom de l'Assemblée, d'avoir si admirablement dirigé les travaux du Congrès tout en traduisant les discours dans les deux langues. Il remercie aussi les membres du Comité organisateur de Paris; sans eux, dit-il, il nous eût ét.éimpossible de remplir cette grande salle que préalablement j'avais retenue à grands frais à l'hôtel Continental. (Bravos répétés). 'M. MILLERANDd,éputé de la Seine, Propose un toast à M. HENRY GEORGE l Après avoir tait son éloge en termes ëloquents et vanté1 ses mérites et qualités comme orateur et comme écrivain, il le salue tout particulièrement comme républicain sincère et ,dévoué, eomme un

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