192 LA REVUESOCIALISTE proposer à un Congrès que des résolutions exprimant l'opinion unanime de ses membres. M. TouBEAUcritique le projet de résolutions par des motifs contraires à ceux. du Dr Regnard. Ce n'est pas l'appropriation individuelle du sol qui est la cause du mal, mais son appropriation inconditionnelle. :-Il suffira de la rendre conditionnelle, pour faire ce!".ser lejus abutendi. Tout ce qui est produit par le travail, peut et doit rester propriété absolue ;:quant à la surface de la terre, elle ne doit être appropriée que moyennan(le paiement à la communauté d'une redevance égale à la valeur rles forces collectives mises à la disposition des propriétaires. Le projet p1·opuséest d'autant moin~ acceptable, qu'il e::;tl'empli de termes ambigus. L'ex.pression propriété collective entre autre, est tellement éla:tique, qu'elle est employée par les économistes de la pil'e espèce pour désigner la mise du sol en actions! Du reste, la proposition présentée par M. Flürscheim n'exprime que l'opinion de la minorité de l'assemblée; la majorité des membres du Congrès :-'est prononcée, non pour la propriété collective, mais pour la taxe unique sur le sol. De plus, ce n'est pas au moment précis où la plupart de nos amis, notamment M. Henry George, sont sortis de la salle, que nous pou...-onsdiscuter des résolutions. M. COTARDcritique les résolutions parce que, selon lui, il suffit de faire pré...-aloir les nais principes de liberté et d'égalité, pour donner satisfaction aux intérêts de la collectivité comme aux intérêts individuels. M. AUGUSTEDESMOULINcSombat également le p1·ojet, non pas seulement parce que la rédaction en est ;...-icieuse t renferme des expressions ambiguës qu'il faudrait d'abord définir, notamment l'expression : propriété cotlcr;tive, mais encore parce qu'une réunion comme la nôtre, qui n'a été qu'une simple conférence plutôt qu'un congrès, n'a pas de résolutions à.prendre. Chacun de nous a exposé ses idées très succinctement; on n'en a réellement discuté aucune. Des résolutions n'auraient aucune signification. M. LONGUETs'élève énergiquement contre le projet de résolutions, parce que, n'exprimant pas l'opinion générale de l'assemblée, il ne donnera au public qu'une fausse idée de nos travaux et de nos tendances. Pour la première fois qu'un congrès se réunit pour étudier la question agraire, nous ne deYons pas donner à notre mouvement une] couleur exclusive qu'il n'a pas. Si nous sommes tous d'accord sur la nécessité de reYiser la constitution
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