120 LA REVUE SOCIALISTE lui-même, l'ennemi personnel des revendications démocratiques. Comme le disait a peu près M. de l\Iun, dans son discours de clôture du congrès catholique, la masse est livrée désarmée aux luttes du travail, où la force appartient a la richesse et a l'égoï~me. - Il faut échapper aux Yieux cadres, aux conventions, aux dogmes économiques. -- Le mouvement social finira par emporter cette trop lourde oppression économique qui pèse sur le peuple. En terminant, M. de Mun invite les derniers Abencerrages de la réaction a ne pas contempler d'un air découragé le train social : « Croyez-moi, dit-il, montez hardiment dans le convoi, et. tàchez de diriger la machine.» - Montez, Messieurs, mais yous ne dirigerez pas le convoi; il serait trop funèbre. - Chauffeurs et mécaniciens seront précisément ceux-la même qui placent dans ce que vous appelez la négation des droits de Dieu, c'est-a-dire dans le droit humain, les fondements de la justice et de la civjlisation républicaine socialiste; ils seront tous fils <lela Révolution. Dans notre prochain bulletin nous aurons a rendre compte des différents congrès démocratiques et socialistes. Aussi afin de déblayer un peu le terrain, donnons-nous les six r6solutions votées au Congrès interparlementaire de la pœix. Première! résolution. Les membres de la conférence interparlementaire recommandent de n ou- veau et avec insistance, à tous les gouvernements civilisés la conclusion de traités pat· lesquels, sans porter atteinte à leur indépendance et sans admettre aucune ingérence dans ce qui touche à leur constitution intérieure, ces gouvernements s'engageraient à soumettre à l'a1·bitrage le règlement de tous les différends qui peuvent surgit· entre eux. Deuxième résolution. Partout où les ci1·constances paraitront favorables, comme en ce qui concerni:: les Etats-T:Jnis et l'Italie, les Etats-Unis et l'Espagne, les Gouverne ments et les Parlements sont instamment invités à ne négliger aucun effort pour arrive1· promptement à. la conclusion de semblables traités. La conféreuc e est convaincue qu'une fois l'exemple donné il ne tal'dera pas à être imité. Troisième résolution. En cas de différend, la confél'ence émet le vœu que les cours suprèmes des pays adh~rents se réunissent pour statuer à cet égard, et qu'en cas de désaccord elles soient autorisées à nommer comme arbitre le pl'ésident de la cour supréme d'un pays ami; la sentence se1·ait sans appel. Quatrième résolution. En attendant que des traités permanents embrassant tous les cas puis sent être conclus, la conférence émet le vœu que tous les traités partieuliers d e commerce, de prop1·iété littéraire ou. autres contiennent un cl:lUst, spéciale d'arbi- trage pour leur interpl'étation et leur exécution.
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