89 pensent qu'il tant établir l'égalit<\ parce que l'inégalité engendre d'une part l'envie et la haine, d'antl'e part l'inquiétndr, rt ne crée qu'un or<lre social instable et p1·érai1·0.l\fai::;comment établir l'égalité? Par la loi <l'abm·d, pat· la contniinte ensuite, !-<'ile faut. - Comme je n'ai pas l'intention ,le ,lonnet· ,l'0mbléc un0 panacée sociale et que <l'aillctm; tous les systèmes inti-ansigcants s'cxap:èl'01it et s0 <létPuisent l'un l'aub·(', je me contentc1·ai pour aujom·,J'hui, de fai1·e cln sentiment et clc 1·emat·qnc1·que sans so1·til· <lu droit. commun et tout en p1·ocla111ant.c1n('la Libcdé Pt l'J~galilè sont la justice même et les s0ules bas('S ,Taim('nt. d111·ables,l'une <lémocratic qui trmë1ille en nw ,le l'aYenir, on pou1·1·aitcommence,· par réaliser ,l'impol'tantes rél'ormcs, ne semit-ce <1n'en 1·efon<lant le Code ciYil, <lont la plus p:1·m1<lcimpc1·1'cdion est l'oubli cornplct, absolu de l'ouwier. Sans oublier la c-réation indispensable d'un Ministère du traYail, que ,rexccllentes lois h fai1·epai· exemple: sur la p:ratuité de la Justice, les Asstmrnces, le D1·oit a l'existence, la Mendicité et le Vap:abon,lage, l0s inntli,lcs clu Tra mil, etc., etc ... , toutes questions d'une palpitante actualité, n'en 1léplaise aux politiciens. . - Les sentiments ,le 1·écip1·ocitéet ,Jt, soli,lari(é étaient p1·atiqnés chez le::;Bm·bal'es plus qu'ils ne lC'::;ontchC'znous, et il y ,wait plus ,le f'rnternité ,Taie autrefois enh·e les seigneur~ et lem·s ntssaux qu'il n'y on a maint.cnant enh-0 patrnns et omTie1·s, enti·e bom·gcois et 1>1·olétai1·es. L'anciPnne féodalité reconnaissait tles ,leYoirs; la concentration financiè1·e model'ue ét·igée en féodalité nouYelle n'obéit qu'à des intéri>ts. Le pauYre alo1·s, comme l'a dit M. Renan, ::;etrounlit riche clans la personne de son seigneu I', et parfois il l'était en effet, 1nwce<1ue le seip;neur faisait p1·ofiter de sa richesse ceux.qui ,·iyaient sous son obéissance. Voilà le point : Le riche ne clenait possé,le1· que pOUJ' donner. Mais·aujourd'hui que chacun est liv1·é a soi-même et <loitse tirer <l'affaire comme il peut, ni le riche ni le pau,-re ne rcti·ouyent dans leur cœu1· le::;sentiments d'auteefois. Aussi la question est-elle pom· certains, en partie, toute morale : C'est var l'éducation, par une saine pédagogie et pal' les mœurs qu~quelques bourgeois YOntlraient accomplit' une sorte de 1·éorganisation sociale, et 1·établü· l'hai·- monie !'<anslaquelle une société n'est qu'une mêlée où chacun s'efforce de s'éleYe1·et de s'em·ichiP aux dt•pens ,l'autn1i, et où le faible est écrasé par le fort. Les économiste::; en prennent leUJ' parti et disent que c'est tant pis pour le faible s'il subit la loi de la sélection et du (< Struggle for life ». Je ne puis pas admettre cette dôctrine impitoyable. Si, embarqués à .bo1·dd'un ntis::;eau Yous appreniez, Yous passa-
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