LE MOUVEME 'T SOClAL EN FRANCE ET A L'ÉTRAl'\GER 153 ALLEMAGNE LA SITUATION-. Oui, M. ile Bismat·ck, l'Europe officielle plie deYant vous. Tout Yôus sourit ilans Yotre croisade contre la France. Nos chers voisins, les Anglais eux aussi traYaillent comme les autres alliés ... , pour le roi de Prusse. - Votre autorité à la Cour est aussi grande que possible, Yotrc puissance diplomatique n'a pas diminué. - Mais Yous êtes aux prises ayec des difficultés croissantes. Mais le parti de ceux que Yousappelez les ennemis intérieurs de l'Empire ne fait que gagner du terrain chaque jour. Mais, depuis quelques années nous avons Yu se briser tant d'alliances et d'ententes qui semblaient le plus artistement nouées par les hommes réputés les plus forts et les plus habiles, que nous gar,lom; une intime com-iction : si les diplomates s'agitent beaucoup, ce sont toujours, en fln de compte, les peuples qui restent maîtres des éYénements. Il y a un geand enseignement it retenir lle ce qui se passe actuellement de l'autre côté du Rhin. Dans les régions offlcielles on a été très inquiet. de se ti·ouYet' en face d'un mouyemcnt considérable et qui est. le résultat tl'un malaise général. Cela a été un spectacle vraiment inattendu et digne de remarque que de YOÏl'clestraYailleurs sfü·s de leurs ,h·oib les affirmer ayec autant ,le calme, d'énergie et de persistance, et tenit· tète à un despote qui les menace de mort (uber den Hauten schiessen) et qu'on soit homme à tenir les promesses. - Les g-1·è\'esde Wesphalie, de Silésie et d'ailleurs sont à peu près terminées. Mais souyenez-Yous que les ouvriers minem·s ne vous ont accordé qu'un simple armistice, au bout duquel ce sera peut-être la guerre à outrance à laquelle prendront part même les personnes appartenant aux classes aisées. Cette Allemagne, que les diplomates ont toujours considérée comme une digue des tendances conRet'Yatt·ices,pourrait bien se transformer en foyer de réYolution. Il y a longtemps que votre admirable Henri Heine a prédit ce qu'il appelait une idylle sociale. Vous avez tout préYu, l'hostilité de la RusRie, l'incohérence du gouvernement italien, les méfiances de l'Autriche, même la suprême poussée que vous donnera la France. Vous étiez prêts contre tout, sauf contre ces démocrates « qui sont comme les Français, qui n'attendent que d'être les plus forts pour marcher sur l'Empire. » Ah! comme nous comprenons vos harangues épileptiques à chaque instant scandées par ces mots : « Les Français nos ennemis! ,. Vos fameuses lois d'assurances pour les invalides du travail et pour les vieillards n'ont été votées qu'à vingt voix.de majorité. Ce sont les conseillers démocrates socialistes qui ont amené ce
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