La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

'i50 LA REVUE SOCIALISTE POUR L'Al\GLETERRE SOCIALISTE: W. Morris, F. Kitz (Représentants de la Socialist league), R. B. Cunninghame Graham, Dérut.:i socialiste à la Chambre des Communes. POUR L'ITALIE SOCIALISTE : Au:ilcare Cipriani (Organisations socialistes ouvrières). POUR LE PORTUGAL SOCIALISTE; Carvalho (soci(•lés ouvrières socialistes). POUR LE PARTI SOCIALISTE D'AUTRICHE : J. Popp, V. Adler, E. Iù,llik, A. Zinnram, N. Hoffmann, J. Kreutzer, J Winnig, G. Popper, (Vienne), J. ~lackart, II. Flockingel', K. Saros (lnspruck), A. \Veigms, J. Sie,.tl(LiuzJ. A. Friemel, T. Heinz, V. \Viener, A. Bock (Steyr), K. Schneeweiss, A. Klofac, A. S0botka, J. Jl_vbes(Bruna), V. Sturz, F. Dorek, F. Nemecek (Prague), F. Zednicek, R. Zahalka (Prossnili), A. Gerin, C. Qucke1·, J. Lax (Trieste, J. Daniluk (Lembel'g), F. Adenan (Klagenfurt), C, Rieger (13ratzan), J. Zimmermann (Jagcrntlorf). LE :\IOUVEl\lENT Fl~DÉRALI~TF LATIN. - Déjit SOU\'C'Jlt JJOLIS a, ons cnt1•p{pnu nos lPckm·-: cleC:l'mom enH'JÜit la lèlP dU<1UPlsr frouye la Revue socialiste, <'I c1ui s ';u•c·Pnt rn•1·a I nus l<'s jou1·s. ?-;" ous li ·Pn ,oulons pour p1'l't1Ye,11uclPs nomhrnux. rncou1·age11w11ls1·eçn'- pat' les c;iloycns Sag-1101, 1·(·1ladeur à la Revue socialiste, F<•t-rat·i, anrien o{ficÏ<'1',clc 1'a1·m<·•p ga1·ihaldi<'llll<', et <'011·,ulclti, t'l'<ladcu1· it l'Ema- <·ipa~ione, clans ll'u1· tou1·né<' dt' eont'<•rpnc;Ps it Nice, Cannes, 'foulon, La Sl•.rnc Ollioul('s, :\la1·s<·illc>, Lyon, RoannP d Ht-EtiPllIH'. - ?-;"ous lt·ou,ons clans le .i<nu·nal Guerra alla Guerl'a un éloquent al'lide dl' nolrc ami et collabo1·atc•ur Sagnol l'l''-lllnant l'idél' 1loniinantc cle cette ag-itation paciflc1ur. Nous ne pouvons résist,,t· ù. la tentation rl'rn donner un rx.tl'ait : Jett'.•een germe, au grand meeting qui de ~1arseille, en 1888, l'idée de rendre non seulement sympathi11ues, mais amis, frères, les peuples italiens, frau~ais et espagnols, se propage, fr:!ppe toutes les intelligences et leur démontre que le seul moyen d'évite1· le plus grand cataclysme social qui puisse surgir - la guerre entre les nations les plus civilisées, les plus puissantes, les l!lieux armées de l'Europe et du l\londe - consiste llans l'union et la fédératiub. des peuples latins, à opposer à la cynique et inhumaine coalition des rois, la triple alliance. Oui, cette idée, celte grande idée, doit rendre amis les peuples latins p0ur constituer une force capable d'ébranler la triple Alliance, peut-être ;<le la démembrer complément, eu lui arrachant un des principaux éléments de sa puissance, non la politique bismarkieane, de Crispi, mais le peuple italien, est une idée générale, seule capable de sauver l'Europe d'une épouvantable guerre et de préserver la France républicaine qui, bien qu'assise sur des institutions encore arbitraires et gouvernée pat· des hommes corrompu!!, n'en représente pas moins un des modes transitoires, une des étapes du progrès social qui nous sépare du socialisme. Le peuple italien ami du peuple français, uni, fédéré avec lui, rend toute

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