La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

L'.\.LCOOLISME ET LE::i ALCOOLIQU.l!:S 73 pt·6sent; c'est la R-anté,c'<~~t,la rnor·alité, c'est la ,·ie de la nation qui est en cause! EL rnilà tom111e1üla <1ueslion de l'alcoolis111c, posée 1len,nt les Chamb1·cs, ne dispa:i·aît1·a pas 11u'c,11en'ait 1·ec.:nsa solution natu1·elle, c'est-à-<li1·e l'adoption des nwille111·s moyens tle <létt·ui1·e ce fléau, ou tout au n1oins d'en1·ayl't· ses lt·op 1·apides pt'O!.!'l'ès.Dans quelc1nl'Ssemainl's, la Chamb1·e t!Ps députés, poussée pat· l'élite de l'opinion, se p1·end1·ato1·ps a <.:Ofï>S ël\'CC le pl'Obli>me : G'est donc le 111ome1ll.de déYoilc>1· le- mal ici, à µ:1·andcslignes, de n1aniè1·e a ne laissm· aucun doute <la11s1\'spt·it, <lu l0dcu1· sut· la nén'ssité d'une pl'OlllJJLeet eHitace 1·ép!'essionde_l'alwolisn1e. En p1·incipe, l'abus <le l'alc:ool csL ,lanµ:L't·cux.pou1· l'oq.\·ai1is111c.Je dis à ,lessein l'ëtbus, CllèOl'C qu'il raille enlentlt·(' la que, lJOlll' (:(:'l'- tains, l'usage ,le l'ëtlc:ool, p1·is à si [lC'Lill'S doses lllle cc soit, 1icut tle,·eni1· mo1·Lcl. C'c>st,11u'cneffet nous Ill' som111espas lous de tomplPx.ion égale : 'l'cl suppot·Le facilement, une <.:l'l'laim' c1uantité d'alcool, tel auLi-c 0st, intox.ic1ué aux. p1·L'111it>1·s p<•lits Ye1·1·es.Il sul'fit 11u'uuehfrédilé maladiYe,duc pal'lbis rnèrnc à l'alcoolisme des astenilants, ait« lll'<'disposé » ce d01·11i<'1·. l>'au!t·u pa1·t, il est, des gt'ns <tui s'akooli:-;ent, ::;anss'en doute1· et. C'IH•z lesquels le poison, pou1· no pas dC:•le1·111inPt· la !'olic, n'en communi11ue on déYPloppc pas moins le ge1·111ede \'i11gLmaladies mo1'- tell<•s. Un cha11gp111ontd0 climat ou d'occupalions,atHflH'l llc co1Tespond 1·a pas uu thangerneu L dt> 1·éµ:i1110,peuL déle1·111 i net· tous les accidents ile l'alcoolisme'. Ainsi, il e:-;t,bi('ll c;o11nu<1uelc>safl'ectio11s du (oil', qui tnenL si .1·éguliè1·eme11Lles .Anglais obligés d<' p1·olong·<'1· lem· séjOUl' dans l'Inde, sont ex.clusin:meni du0s à ce qu'ils s'obstinent à fai1·c, sous ce clinmt, lo1Tid0, le rnè111eusage tle spi1·itncux. que s'ils él.ai<'JÜdmts leu1· île b1·urncuseet l't·oi<le. Je pounais citm· de nornb1·e11x.ca:-; d'en1poisonnemenL (c'est 10 mol) pal' l'alcool, qui ont :,;t,upéliék:,; \'ÏcLirne:-;. - Oepen,lant, dit l'un, je ne buntis qu'un JJeLit,n•ne d'eau-dp- \'ie, le matin, a\'ant <l'ent1·01·à l'ateliet·. - Et moi, 1·épond l'aut1·e, je n'ai jamais bu <l'alcool. Je ne p1·ends L[U'un peu fie \'in, le matin et à mes repas. Ils sont sinc:è1·0s: Ce HP sont pas des in·ognes. lis n'en sont pas moins alcooliques. Pourquoi'? Parce <1tiele Yin qu'ils boiYe1ü est viné, c'est-à-Lli1·e additionné <l'alcool, et 11uel'alcool, Mjà si dange1·eux.quand il e~t disLillé ayec tout le soin nécessaire, l'est c:ent,fois plus quand, fabl'iqué a:rnc des pommes <l<' te1·1·0,<lu scig!C', 1101'01·gt', etc., il 0st insul'flsamment 1·ectifié.

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