La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

70 LA REVUE SOCIALISTE 01·, comme IP dit l\li('helct dans son histoi1·e de la RéYolntion; « an•c l'assignat on pouYait chac1ne jcrnr axoir (les tc~rros, (lf:'sJJl'és, tl<'s lJois, dc's maisons rnagnifiquC's, les plus IJC'anx domaines à Yi! }WlX. » _\ussi lPs agioteurs et tC'ux qui possedaipnf le nu111érai1·e sm·01ltils c•n prn/itc•r. Ils t.ombrrc'nt cornm0 dC's oisranx dP proie sm· lPs IJirns du peuple. On Pst saisi (1'irnliµ-nation !01·sc1u'on lit en clôtail J'histoi1 <' de tous ces Yols co111mis sur la nation, il l'c1poc1uc réYolution11ai1·r, pai· lrs lonps-cet'Yi<'1·s de la finance. « Lrsaff'a in's pu IJlicpws, <lit nc•m·g<-'s.henel, étairntnwnécs non par B,11-i-as,non JHll' ::-;i0.rès,non pai· Bonapai·tc>, mais pm· une poign(•e <lr hauts IJonl'goois rnillio11naiH's, l)all(1ui01·s, agiotC'm·s C'L1·iz-iiai11-sel, qui donnait>11t. 10 mol d'ordrr m1x. ac-(Jlll'l'<'u1·sde dc•uxirmr, de trnisi<:.111e0t d0 quatrièmr main, d qui llC' sp préoccupaient guère (1<' lilJC'i-l(•,d'égalité, dc>Rt'plliJli(JllC', mais IJi<'nd'mw sPuk chose: cons<'l'Y<'t· ('f' qu'ils ;waic•1it [)l'is, {ont ('Il l)l'E'!Hlllt PIH'Ol'C' . .\.uc-nn <le ers IP!trés, :--iminutieux à noter 10:--discours, les batailles, lc's dfr1·els, lr:,; Con:--li!ulions, bref, iout ce qui lwille, bruit et pa:--sr, n'a daigné éplud1or la µ:rossr affaire rna!friell<' (lE' ces tcmps-lù, ('il suinmt pa:--ù•pas ccUc1 sfrie do YC'Hte:-H- én·0uscs, lu1·icuscs, rén>lu!ionnain's, i11c0ssaJ1Ü's·pcntlant plusieul's anuécs, n'1ites ou Yols à milliar(ls <1ui ne fm·cnt qu'une :--oric d'orµ:ir tcl'l'iiol'iale où tous los capitali:--lcs Hl·c11Lchère lie. » La réYolu!ion pt·olé!arienno, clont le bnt est de collcctiYis01· tou:-- les biens et tou!L•sle:--riche:--se:--,ne renonYollera pas ces orgies et ce:--• yol:,;. Le prolétm·iat. cncilkrn à coup <leMc1·cls les fruits mürs pour la collediYi:--at.ion tels qur : chemins <le for, canaux, bcmtiues, mines, usine:--, fabrique:--, sl('amors, etc., etc-., 011 expropriant la bourµ:eoisi(', et ne yornlra rien lle ;cc <1ui appar!,icrnlra à la. collediYi!é, c'està-dire à la.l'ùtlion. ' Le paysan rc'slora rn posscs:--ion de sa petite terre qui, pal' un (lécrct, sera 0xonérée (le la rletle hypothécaire qui pèsP sur PllC', dettc' qui sr chiffre en FI'ëUlùC par :2:~ rnilliar<ls, cc <1nin•Yirnt. it din' quo la terre <les paysans appartient par lp fait aujourd'hui aux. capi talistcs. Les innombrables parcs qui aujonrtl'hui apparl ieune1it aux. riclumls, et sont unr in:--ulto à l'égalité et ;\ la dignité <les autres ('iloyens, :--c1·otn <lédarés p1·omprnuks corn rnuJHtles 0t, commp les rnagnifi<1ues j,ll'(lin:-- 1·0~·,rnx d'aut1·dois, ils :--c1·ont à la disposition de· Lous les citoyens. Pour <1nc la réYolution, qui est une œun·e gigaute:--que, soit m0néc à bonne fln par le prolétariat, il faut c1uecelui-ci soit bien pr1·~na<lé <1u'il ne réussil'a qu'ayec <le l'en('J'gic. La formule « la fin

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