LE DROIT DES mNORITÉS ÉLECTORALES 711 rait fonclionnet· ayec nn systènw élccl0t·al équitable? Il ne peut donc YiYre qu'a l'aiclc>1rune lllajo1·ité factice, d'une rept·ésentation faussée, de la 1·éducLiouau silen<:e ,le lJlus de la moitié du corps électoi·al, en un mot, de l'iniquité 01·ganisée à l'état <l'institution politique? Qu'est-il ,loue alot·s, sinon la négation ,le la souyernineté du 1ieuplc el, le vlus gprnd obstacle aux manifestations légitimes do la démoc1·al ie? Mais l'objection u0 pol"le mèmc pas, car c·est une eneur de s'imaginc>1· 11m' l'application du p1·incip0 <le v1·oporlionnalité, de noLt·o système (•ledoml, te1·ait fonctio11ne1·le padementarisme fmnc:aisplus mal qu'il n(• fonctionne aujou1·d'lrni, cc qui serait clu reste, dil'litile. Le simpic>jeu ,lu su fl'L•a;.rnu oiwi·sel, rnèrne jnj w'itement et im pl'Oporl ionnellement organisé c·on11m·en ce m .ment, suffit à en entn1Te1· le fondiomwment. Le pal'le11wJ1tal'isme, qu·on le sache bit•11,ne peut 1·t'.•µ-tiliè1·erne1üet. utilernellt Conclionner qtùt,ec ,teux. gTands pa1·tis, pas llanmtagc-. ,\sec lt·ois, ayec c1ualre, ou un plus p:1·an1lnomlJ1·e, il lui r- t impossiul<.>cle fai,·e mouYoi,·, arnc 1·égula1·ité, son mécanisme al'tilici<'l l't compli11ué. C'est folie d'cspé1·er qu'il aniYet·a jamais tm moment où le :-;ulfrage unin~1·:el, mi•111t• faussé dans ses 111anil'eslatio11:-;,consc>ntirn it empl'isonn<.'L'les infinies \'al'iétés tic :-\l'sintt'•1·ètsPLde ses senlinwuls dans les liniite:-1étroites cle cieux pal'lis eolJ,.;liLutiornwk C'est l'all'aire du suih·ag-e J'<'sLi·eint. et, 111èrnelt·ès r<'sll'eint,; ce n 'e:-;t1,a-; la sie1tu<.•.Toutes les cita niIJ1t•s quis(' sont succédt•es chez nous e11ont fou1·11ilt>s[H'euyes <leplus en plus t•clalautes. Elles n'ont jamais compté moin:-;d'une Ù(}ttli-douzaine de pa1·tis ù ten1lance" distincles et souYetlLmème cont1·adictoirt>s. Et c'est ce 11uicommençait se conslatet· égalerneut, en Anglete1·1·e,depuis que l'ex.teo:-;ioudu ,h·oit <lesu!I'rngc a 1·om1rnles Yieux. cadres politil1ucs et a substitué, aux. Whigs et Tories légenilait·es, quatre ou cinq p:roupcs noun•aux. tlonl les c:oalitions 1ll'Ollui:enLdes phénomènes absolument inconnus jusqu'iti sui· cdle tel're clas:-;il1ue du pal'lemcntaris111e. Lo1·sque, en effet, clans une assemblée, il existe vlu:-;de ,!eux pa1'- lies, il Il(' peut plus s\ fo1·me1·<1uc des ma,im·ités tlc coalition. Ces majo1·ité:-;sont èphémèt·es ile lent· essence. Elles ne se constituent qu'i1 p1·opos1l'uu objet déterminé et se disloquent aussitôt qu'elles ont i·cc:u sali"-faclion sui· l'objet qui les a fait naitre. Le pal'lc•mcntal'isme, 1lont le 1·essort pl'incipal c~t la 1·esponsabilité minist.érielle et ,lont l<.'c,n·aclèt-e p1·opre est la double PL recipt·oque inte1·yention cle l' Exécutif ,laus le Législatif et (1 u Lc1,rislatirdans !'Ex.écu tir, ue saurait, en aucun cas, fonctionner sans une majo1·ité de gouve1.·ncment qui seule peut assurer la stabilité minis!.é1·ielle. Il lui est donc impossible de Yin'e, au moins d'une manière no1·male, ayec des majorités de coalition qui sont essentiellement m~t.ables. Or, comme
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