LE DROIT DES MINORITÉS ÉLECTORALES G99 satisfaction à la justice, à la logique et aux préoccupa.Lions tle l'heure pl'éscnt.c. C'est cc <1ueje yeux essayc1· de démonkct· ici. I On ignorn Ü'OP aujourd'hui - et il n'est peut-être pas inutile <lele rappeler dans l'année même où l'on cd<"bre le centenai1·e cle 1780 -- <1nele pt-incipe de prnportionnalité, eu matière clc1·ep1·ésentatiou, a èté p1·oc:lamc\,il y a cc1lt ans clc.'•jà, par la RéYolulion f'l'ançaise et explic:itt'ment fo1·mulé par elle, aYec une auL01·ité qu'aucun 1·épublicaiu, aucun clé1nocrale, ne salll·ait, je peuse, contester, dans la « Déclaration des clrnits cle l'homme et du cüoyen >>. « Tous les citoyens ont dt·oit de concom·ii·, personnellement ou par leurs représentants, à la formation cle la loi», <lit l'article 6 clc la Déclm·ation. Et, dans l'adide 14 « Chaque citoyen a le <h-oit de constate1·, var lui-mème ou par ses représentants, la nécessité de la contrilJuLion publique, cle la consentir lib1·e1ncnt, d'f>nsuinc l'emploi, tl'en déterrnine1· la quotité, l'assiette, le recounerncnt et la dun~c ». Comme, clans uu g1·arnl l~laL démocratique moderne, l'intencution pet·sonnelle do chacun, le système tlu Fornm ou de l'Agora, est rlcYeuuc rnatfrit'llemeut impl'atic..:ablc, examinons alo1·s tle quelle manii>re peut. s'exe1·col' cc cl1·oitimp1·escriptiblo 1·econ11uà tous les ciloye11s de c..:01H:ou1·it·, au rnoins pat· leut·s 1·ep1·ésenta11ts,an conit-ùle et à la (lÎL·cdion des affail'cs publiques. En un mot et pom· géné1·aliscl' tlaxantage, Ioules les fois que de::;1,c1·sonnes, qui out en c<>rnmunclcs intérèts de n'impo1·te quelle natm·c, frouyent, soit dans leur ll·op grall(l nombre, soit dans leur manque d'aptitlHlcs spéciales, soit dam; le défaut. tle temps, un obstacle qui les e1111Jèche de yar1uer ensemble à la gcsi.iou di1·ectc de ces interèts, tiuel est le priucipe qui doit p1·ésider à la clésignation des !lélégués qui seront chargés de cette gestion'? - C'est là cc qu·il est hi0n aisé de <létct·- miner si l'on Ycut se maintenir uniquement sn1· le t.enaiu de l'équité et <lubon :=.cns.Ce.~clélégués cloiYcnt éYiclemment ètt·e désignés cle façon à 1·eprésentel' exactement tous lcm·s cornmettauts et le Corps resL1·cintqui est formé par leur réunion doit !lonner l'image réduite, mais sensiblement fülèle, des divers cléments primaires auxquels pat· la fo1·cedes choses, il so substitue. L'Assemblée, par exemple, qui constitue la Représentation Kationale, doit êti-0, par los i<lées, pat· les Yolontb,, pat· le:; passions llH'lllC', la rèd uc..:tionmissi cxaclemout 1n·opol'Liouuel!e 11ue possible, de la l\alion !lu'elle 1·ep1·éseute. Il faut qu'plle soit comme le miroit· qui re!lète incessamrneut le Pays électoral, axec toutes ses m1auces et toute;a;ses Yal'iétés, et dans lequel ce pars doit pouYoir se rcco11naît1·e toujours. « Les .Assemblées rcpl'ésentatiye:;, disait i\Iil·abeau en commentant la
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