L'ÉGALITÉ DES SEXES 697 Au travail elle lui est souyent supérieure, et nous l'avons dit avec rnison, l'expérience est là pour le démontrer. Presque partout où la femme a remplacé l'homme et partout où elle trarnille ayec celui-ci, elle lui est supérieure. La machine en supprimant la force musculaire la rend plus apte que l'homme à une foule de travaux, parce qu'elle est plus viYe, plus légère que ce dernier. Dans la famille, la femme est incontestablement intellectuellement supérieure à l'homme. Nous croyons qu'il n'est pas besoin de démontrer cette affirmation. Sans la mère, dans quel état se trouveraient les neuf dixièmes des enfants. La mère est presque tout dans la famille, c'est elle qui soigne tout le monde, qui veille à tout, qui entretient tout; c'est l'ange gardien de cette petite société qui a eu son utilité et ses bonnes influences sociales, et que nous ne YOulons pas détruire mais agrandie, mais étendre à t0us. Conséquemment, puisque la femme n'est inférieure à l'homme que dans ce qui a trait aux geandes questions philosophiques et scientifiques (1), puisque p1·esquepartout ailleurs, dans le traYail et encore mieux dans tout ce qui a pour but l'instruction, l'éducation des enfants, elle est plutôt supé1·ieure qu'égale à l'homme, nous devons en conclure que, logiquement, ses supériorités compensent ses infériorités et qu'elle 1loit-étre considérée comme l'égale de l'homme. Or, puisqu'elle est l'égale de :celui-ci, elle a droit comme lui, à la même indépendance -et aux mèmes avantages sociaux. (La fin au prochain nur,~fro.) JOANNÈS SAGNOL. (1) Cetle infériorité de la femme disparaitra au fur et à mesure qu'elle acquerra son indépendance, son émancipation, qu'elle pourra se lancer dans toutes les voies ouvert~s à l'homme . .,
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