La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

630 LA REVUE SOCIALISTE trouvera les intéressants commeutaires dont J.-B.-Andl'é Godin accompagne la déclaration <les droits de l'homme dans les Constitutions de 1791, i.79:.3, 1795. l\lême clwse concernant. les décrets si peu connus, bien que si importants, et non abrogés, - ne l'oublions pas, - concernant l'obligation du Droit de vivre et l'oxtinctio!l de la mendicité, - Décrets des 28 juin et ·16 oc.tobre 1793. * • * Enfin, la cinquième partie, après avoit· fait le sombre tableau de la politique dictée par l'esprit de guerre, de domination, <l'exploitation du travail, nous montre c1uelle sera la politique rationnelle suivie par lo gouvernement qui reposera sur les bases indiquées pat· J. -B.-André Godin, Gouvernement réellement digne de l!J République du tru.vail. Tous les penseurs, tous les hommes qui s'occupent du mouvement social, tous ceux qui peuvent exercer une influence sur la politique des nations on besoin de lire ce livre, fruit de longues méditations et des enseignements do toule une Yie consacrée à lutter prntiquemeot et victorieusement contre los difficultés sociales, difficultés dont la solution s'impose aujourd'hui à l'attention de toutes les nations civilisées. l\fA1rn:Goo1N. La République du travail mérite une longue et substantielle 61ude, nous la publierons incessamment, elle montrera le bien fondé de l'appréciation ci-dessus de Mme Godin. L'infamie par Auguste Chirac. Paris Dalou, éditeur, 12, rue St-Joseph, prix 3 fr. 50. Tout le monrle doit se ~ouvenir d'une affaire qui, il y a plusieu1·s mois, fit grnnd bruit et dont touto la presse s'occnpa, notamment les journaux de notre ville. C'était après le célebre procès do Nimes, qui venait de se terminer par l'acquittement de Numa Gilly, et an moment où l'apparition du livre Mes Dossiers soulevait, dans le monde des aigrefins politico-financiers le tapage infernal que l'on sait. Il n'était que temps d'aviser et d'oppose1· une barrière infranchissable aux maudits gêneurs, capables de projeter une lumière éclatante sur les tripotages politico-finanC'iers du jour. Parmi ces gêneurs, le plus redoutable peut-être, se trouvait Auguste Chirac, l'auteur des Rois de la République, de !'Agiotage, des Pots de vins parlementaires, et de tant d'autres ouvrnges dans lesquels ont étô dévoilés et fiagellés de main de mattre, avec une précision et une clarté saisissantes, les immc11ses vole1·ies<lela haute finance. Ancien secrétaire du grand banquier .Mirès, très au courant de tous les dessous de la finance et de l'agio, connu pour sa volonté inflexible, son indépenda1.1ce absolue, sa p1·ooité incorruptible, cet homme, qu'on ne peut acheter· et qui sait tant de choses, est un danger permanent pou1· les rapaces vautours contre lesquels il peut ameuter la France, leur plus riche proie. Pendant longtemps, à l'aide de toutes sortes de complicités, on organisa autour de lui la conspiration du silence, et ses livres ne dépassèrent pas un certain cercle de lecteurs socialistes et d'initiés. Mais à la faveur des retentissantes alfairns de Nimes et de Mes Dossiers (dont il a écrit seulement la préface), qui le mirent tout à coup en évidence, l'attention publi,1ue fut appelée sui· lui et sur son Œuvre; aujourd'hui les Rois de ,a République, l' Agiotage, les Pots de vins parlementaires, la Prochaine Révolution, etc., sont dans un très grand nombre de mains, ouvrant les yeux aux plus aveugles. Un tel homme devait fatalement soulever contre lui de nombreux et puis-

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