620 LA REVUE SOCIALISTE de la monarchie de Savoie et l'unit.é <lel'Italie, sinon d'une série de rérnlutions? L'Italie actuelle est une résultante de loilgs déchirements intérieurs et un produit de la RéYolution française. Son code, ses institutions, ses mœm·s même sont imprégnés du ::-oufflede 89. Au point de nie <lesprincipes, la patrir italienne est assurément sortie du Droit révolutionnaire. Toujours nous ayons séparé les Yél'itables aspirations de la (lémorratie t,·ansal piiw de la politiq uc des hommes que le hasar(l <les int1·igues a hissés au pouYoir. Nous en serons 1·écompensés. Depuis ,111elquesmois déjà les prntestations et les ::-éyè1·esayertissernents n'ont pas manqué à l'ex-Mazzinien,au bouillant Garibal<lirn ,leYenu sur ses Yieux jours le senitem· des alliés 1·éactionnai1·es. A citer la campagne si patriot.i<1ueet si profondément~<lémocratique du Secolo, le joul'llal le plus populaire et le plus considéraule d'Italie, et tout tlernièrement une fort belle lettre du député CaYalotti, engageant « toutes les sociétés libérales," les cercles, les associations omTiéres, « clémocratiques d'Italie, les sociétés de Reduci, etc., à envoyer au « prési<lent de !'Exposition, de la fètc uniyersclle qui célèbre a « Paris l'ère nom·elle du droit humaiH,un salut exprimant sous une « forme simple, digne et cordiale, la JJens(•enationale italienne». Le 6 mai, Yingt,mille·citoyens se sont réunis à Milan. Ils ont. trayersé la Yille, drapeaux en tète, au milieu des applaudissements enthousiastes de la population. Les fanfa1·es jouaient la Marseillaise. L'àme de la France battait dans les poifrines italiennes. D'autre part, le ce,·clc 1·adical Cado Cataneo a (l,,ciclé,le célébrer le centenaire(le la RéYolut.ion Française par une série de conférences. faites par des membres éminents du parti démocratique. Voici les noms des conférenciers qui ont aclhél-é et déjà Jll'Omisleur concours: nioYanni, BoYio, Félice Cayalotti, En1·ico Ferri, Dario Papa, naetano T1·ezza. l>e tous les côtés d'ailleurs à Tm·in, à Gènes, a Pise les Italiens multiplient en rles réunions populaires les marques de sympathies a l'égard de la démocratie française, aillés puissamment en cela pat· notre vaillant ami Amilcare Cipl'iani,qui Yient de partir a Rayenne pour faire l'union ,le toute:--les fractions réYolutionnaires italienne. M. Crispi a beau fafre condamner le député Costa à trois ans Ile prison, saisir les journaux du parti ouYrier comme le Fascia Operai·o, de Reggio d'Emile, il ne pourra plus longtemps faire organiser gon armée par des officiers allemands. La misère deYenant de plus rn plus grande, il lui sera impos~âble d'imposer de nouyelles charges a un peuple que les charges actuelles écrasent. M. Crispi semble frappé de cet :weuglement ùe « cet esprit ùe Yertige et ~'er-
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