A DES REVENANTS DU CARTÉSIANISME 567 • sensibilité aux anin:iaux. Car, si les animaux ne sentent J)as, leurs mom·emeuts n'ont pas de causes physiologiques, mai • absolument que des causes physiques. Et. alo,·s comment expliquee les sensations de la faim, de la soif, <lela douleur, du plaisir, de l'amour; les sen-- timents de la c1·ainte, cle la joie, de la colère, de la fm·em·, etc., que nous Yoyons se n1anif'ester chez les animaux. Le: animaux réagissent au contact clcs choses ,le la même façon que l'ho111me.Tout ce qui lclll· pl'Ovoquc une ,loulem· excite leur colère ou lem· craint.e, leur fur·cm· ou leur peur: tout cc qui lem· cause une jouissance, proYoque chez eux la satisfaction, la joie, le ùonhcu1·. Si les animaux He sentaient pas, ils n'aut·aicnt aucune ntison de se mouYoit·dan::;un sens plutôt <1ueflans un aut1·e, <lecheechet· lem· noul'l'itnl'C, <lefui,· le bt'uit, ,le se 1·echc1·cherpom· les plaisi,·s sexuels. Allons, je le 1·épèie, il est absurde (et je ne qualifie pas trop 1lu1·ement) de p1·étcndre <1uoles animaux ue sentent ni ne pcn,-ent pas. Tous leu es actes nous ,lémontrcut qu'ils n'ont cl'aut1·0ot·igine que la sensation, l'intcllig<'nce, la mémoit·e, la réflexion. Quant à ne pas tuet· nos frères in(é1·icm·s pom· noti-e notm·ituro parce qu'ils sont sensibles, cela est malheureusement impossible, ca1· :-:'ilest po:-:siblc à quelques hommes de ne Yino que de ,·égétaux.,cela est, je le répètC', malheureusement impossible pom· tout le monde. Les substances Yégétalc:-:sont bien moins nut.,·itiycs que les :-:ubstances animale:-:, il en fau11l•ait,les c1uantités considérables pot11· 110urrir l'humanité cntiè1·e, quantités que la teL'l'One peut nous donner encore pom· de multiples 1·aisons naturelles et sociales. Et puis, nue alimentation toute Yégétale am·ait le g1·and lléfaut de <léYelopper dans notre oq.i;ani:-:meles 01·gaues qui nous causent déjà le 1ilus de fatigues et le plus de maladies, ain:-:ique de p1•oyoquct·une modificat.ion qnalitatiYe ,le nos facultés intellectuelles, motlification qui serait défayorable à notre espèce. Mais, la néces:-:it.édans la.quelle nous sommes plongés de tuer les animaux pour notre alimentation, ne nous oblige pas à légitimer l'anthropophagie, l'esclarnge et le prolétai·iat chez les sociétés ciYilisées, comme ,eut bien le dit·e M. Putsage. L'anthropophagie n'est pas UROnécessité pour l'humanité, les hommes n'ont pas besoin de s'cntrntuct· pour Yi,re. Les peuplades infé1·ieurcs qui commettent ces atrocités y sont poussées par préjugé, par habitude on par vengeance. L'état intellectuel moral et social rlc ces peuplades légitime en quelques so1·teleur sauyagerie. Quant à l'escla,age et au prolétariat ils ne sont pas des nécessités sociales puisque la société n'a pas besoin pour ,ivre et fonctionner de ces abominables et horribles institutions. Ils ne peuvent donc être légitimes! Maintenant, si Je reconnais l'impossibilité de vivre sans sacrifier
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