528 LA REVUE SOCIALISTE fondes : chaque soir des révolutionnaires émérites s'y faisaient entendre, tels que Casaduero, Forasté, Antonio de la Calle, Osorio, Henerio, Barbier, 'l'aillet, Lafuente, etc., qui tous protestaient contre les atermoiements gom·ernementaux et réclamaient des actes réYolutionnaires. Sous l'impulsion de ces hommes énergiques qui répondaient aux passions du moment, le peuple de.Madrid lui-même eommt'nce a s'agitP1°formirlablement. Pour répondre à un état d'esprit, qu'ils arnient tant contribué à créer, les organisateur:S du Centre ré,vubh'cainfédéral décidèrent la fondation d'un Comité de salut public. Roque Barcia, le grand poète espagnol. clü·ecteur de la Justicia social, en fut nommé président; parmi les membres on citait : le général Ferrer, l'amiral Montojo, le brigadier Posas, les citoyens V. Alvarès, de la Calle, G. Osorio, T. Aranda, L. Taillet, A. Sala, C. de Guaiy, Lafuente, Forasté, A. Calvez, Meliton, Echegara.rria, l\funiain, Casaduero, Merino, Rispa, Serpina, Altolaguirre, Hiraldez Herrero. L"antagonisme entre le gouvernement et le Comité de Salut publir fut immédiat et alla toujours croissant. Sur ces entrefaites, les sanglants èYénements cl'Alcoy Yiment encore surexciter les haines. l >ans ces circonstances, le Comité de Salut public trayailla activement à un soulèYement fédéraliste, et les émeutes de Cadix,Séville, Grenade, Salamanque, Beja, Cordoue, Valence, Murcie, etc., prouYèrent que l'opinion ,les grandes Yilles était ayec lui. Le Comité en profita; le 5 juillet, il publiait. un manifeste insurrectionnel. Enfin le 12 juillet, d'accorrl avec le Comité, Carthagène inaugurait sa mémorable insurrection. Le mouvement, d"abord clü·igé par Carceles, Guttierez, Saez et leurs amis, reçut bieutôt l'impulsion du Comité central de Madrid qui se transporta presque entier à Carthagène. ne son côté, le gotn-ernement légal résolut d'employer la force contre les villes révolutionnaires; ce fut une détermination funeste : Pendant qu'on se battait déjà à Valence, Carthagène déclara déchu le gouvernement de Madr.id. Les événements suivirent leur cours. Dès le 27 juillet, le gouyernement révolutionnaire de Carthagène était ainsi constitué : Roque Barcia, président; A. de Sala, seqrétaire; Fen-er, délégué à la guerre; de la Calle, secrétaire de guerre et de marine; de Guaiti, délégué d'état; C. Ramas, secrétaire d'état; A. Souvalle, délégué aux finances; secrétaire aux finances, G. O. Pardo; E. R. Germes, délégué à la justice; Lafuente, secrétaire de justice; A. Araus, délégué à l'intérieur; M. F. He1-rero, secrétaire de l'intérieur; A. Gavez, délégué des colonies. Il n'entre pas dans mon sujet de faire le récit de cette guerre, si glorieuse de la part des insurgés, qui amena la rapide démission de Pi y Margall, trop honnête pour être répresseur; Salmeron, son
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