518 LA REVUE SOCIALISTE tels quo Orùaz, Yecilla, Camora, Cerrera et d'autres; en Catalogne c'étaient A.belon, Ronados, l\Icnsm·iol. Caello, pondant que la dOùtL-ino,le Fou1·iN' comptait clos pl'Osélytes nombreux. en Andalousie où agissait puissamment le groupe phalaustérien,fot·mé sous l'impulsion clC'l'act i r p1·opagandisle Fct·iumdo üani<lo c1ui, plus tanl, cleYaitpas-;e1·ü·istcrncnt au coopératisme anglican clont Fouric1·, le m,.tîlre Yénél'é de Gar1·ido,a.-rait potu·tant si magistl'alemcut fait l'essol'Lii-les insumsances. Quoi qu'il on soit, les fom•iél'istos pat·Yirn·ent a fait·e paraît1·e à l\Iad1·id la Organisacion_ del Trabajo, 1·é,ligé par <+areido, Cenc1·a, Orùaz; pendant <1u'i1B.ar<.;olone, la Fraterniclad, organe ,les idées <.;ornmunistes, entl'ainait ,le nomb1·cnx. lrdcm·s. D'un caradère plus éclecti<1ue fut le :-;ociali-;rncde Sipto Camo1·a <1ui,en 1817, vublia une 1·0tna1·11uable1·(•(utation (ks i<lée:-;écono1t1i11uedse M. Thiers, sui-rie ,1\me non 111oinsrernai·c1uable c1·iti<1uc ,le la p1·opriété, au point de, ne :-;oeialistc. Ramon de la. Sag1·a, sa,,tnt natu1·al iste, que le spectacle ,le la mi:-;è1·edu peuple jeta (c 1n 18:l7),,lans les études économi<1t1Cs,allaplus loin que Cam01·a. Sons l'influence de Colin-;, il se 1·allia au colledi- -risrnc et publia, en appui de la. nouYelle <locti-ine, son livre : f.Iaux et remèdes qui est encore une ,les meillcnt·e:-; pro,luctions du socialisme th(\oriquc espagnol. Vm·s la même c•poc1ue (183:~), Pi y i\iargal. le futur président de la. Répul)lic1ue c-;pagnole, so flt le p,•opaµ:a.leur él'llclit et éloc1ucnt clu mutncllisme prnuclhonnicn en Espagne. Gm'l'ido, ayon:-;-nons clit ailleu,·s (1), est un socialiste a:-;sezi1Hléflnissablc, on l'a. vu faire pal'tic de l'Alliance bakouniste rl préconisc1· la eoopé,·ation. Tl a publié en 18ïî un lin·c rernai·c1ué, in1itulé : l'Espagne contemporaine, riche do faits et cle s1atistiquc.a;. Ga.ni<lo s'est ,léfinitiYemcnt ari·èlé à un socialisme érnlutionnislo dont l<1slignes suiYantes clonnel'Ont unc icléc : « Un p1·éjugé très r,;panclu suppose c1ue l'as-;ociation resh·rint la lilJcl'lé incliYiducllc>,mai:-;il Yient ,1c,la confusion qu'on a fail cnü-e co 11uiest l'isolement et cc qui est l'irnliùdualisme. « Bien au coutrairn, l'a:-;sociation au~mcmte et garantit la lilJerté indiYiduollc, en ajoutant aux. moyens et à l'action de chacun l'action ot les moyens de la collect.i, ité; car la. libe1't(! est eu M/initiYe, pom· chacun, 1n•op0t·tionncllc aux moyens dont il clispo:-;cpom· yaincec les obstacles qui s'opposPnt à la satisfaction de sps bc~soins; el il C'st im11ossi1Jletlc méconuaîti•p que l'in<liYidu isolé est impui:-;- sant à Yainc1·c une masse ,l'obstaclcs qui peu,cnt êti·e sm·montés pm· les fo1·ccsseules cle la colkctiYité. L'association élaqdt <lonc, (1) Ilistoire du Socialisme, tome quatrième.
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