La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

LA REVUE SOCIALISTE Oui le hrach fi11ancie1·pl't'pare le hrach polilir1uo et social. ::-.Iais c·cst au pl'OiiLde la ü·YOlution so('iak, prologue obligé (si la grossr born·gcoisie conti11ue) rk la R(·puhli11uc socialiste. Ct' n'esL pas, en tous cas, une mouarchie 11uelconc1uc c1ui sol't it·a 110 la g1·auclc' crise. L'ol'ientation tles 6y(•nements est aufrc, oL c'c-;t YC'I'S 11'aut1·c's l'inlp:es que nous pousse 1'01·ago croi-;sant des colères populai1·es <1ui gi·ondP1it ,lans les masses [H'oi'onclcs<lesprolc•tariats mécontenis. Mais l'CYCJlOJlS. On se' ,lcmande ayec efft·oi <1ue1lcspropol'lions am·ait pu p1·cn<l1·r le clésasLrc pt·otlnit vat· la 1·apacit6 <le r1nclr1ucsfilrnJ1cic1·s,c1uawl 011 sonp:e c1ne,malgré l'intenention du rni11isl1·cdPs fiuances, c1uia eu pou!' 1·ésullat la 1·econstitntion cle l'ancien Comptoir sous lP titi·c' dé Comptoir national d'Escumpte, le mm·ché a été si rloulou1·rnsernrnt 6lmu1lé (1). On ('st aulo1•i:,;(•ù pcnsct· <1m•si la situation, CTéfo p,u· les agioteurs de' la 8ocièlé des J.fétauJ: et du Comptai?' d'Escompte, n'axait pas étc'•palli(•e par l'inic'n pntion sociale>,c;'cùt <•tel•a dc'•l>ack p:c'·nfralr sut· la place de Pa1·i:-;,la Rente franc:aise it GO fr., UJH' c:i-isc' Oll"\ï'iè1·e ÎllLCllSC' et lout le l)et.it COJllll1Cl'C(' 111u·isicu SUI' les <lcJ1ts. 11faut i11sisll'l' Slll' l'(' <lcl'llÜ'l' point. Le Comptoir d'Escompte rut fondé pat· le gouYc1·1ietnmlLproyisoin~ <le18,18pour venir Pll aide au petit comme1-ce et it la pc>titeiudu:-;L1·i<'. Alfred llentsch, banquier; ùe la rnaison Hcn lsch frères et Cie, 20, rue Le Peletier; Emile Laveissière, négociant, 10, rue Volnay; G. 1Wasson, négociant en librairie, membre cle b chambre de comme1·ce; Talamon, négo.:-iauLeo dl'a]_Js,64, rue Ricl,elieu ; Teissonnière, administrateur de la Banque de France, vice-pré~ident de la chambre de commerce de Paris, administrateur de la Caisse J'épargne, du Canal de Co1·inthe, 27, i'lle des Pyramides; Thomas, négociant, censeur de la Jfanque de Paris et des Pays-Bas; Vernes d'Arlandes, sans qualité, 25, faubourg Saint-Honoré. LES CENSEURS SONT : Berthier, ancien président du tribunal de commerce, ancien memure de la chambre do commerce, censeur à la Banque de Paris et des Pays-Bas, administrateur de la Compagnie parisienne du Ga:r., de la Compagnie ~énérale des Omnibus et membre du comité des chemins de for de l'Est, 30, place de la Madeleine; Deguin, ancien président du tribunal de commerce, aùminislrateur de la Banque d'Escompte de Pa1·is, de la compagnie des chemins de fer de l'Est, commissaire de surveillance du Crédit lyonnais, 4, rue Castellane ; Truchy, ancien juge au tri bunal de commerce, aucune indication de domicile. (1) La ruine est complète pour les actionnaires llu Co•nptcir d'Escompte, les actions qui étaient à 1060, sont tombées à 90 fr. A côté, la Banque de Paris a failli sombrer aussi; Je Crédit Foncier a subi des remous insolites; le Crédit Lyonnais a dû r<•mbourser 18 millions en quelques jours; la Socié!é clesd.!pôls et consignations est devenue subitement la cible ~u1·lac1uelle lire à toute volée un syndicat judéo-allemand dont nous aurons à parler. Enfin, le malaise et l'inquiétude sont partout.

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