MENSONGES CONVENTIONNELS DE NOTRE CIVILISATION 443 mol, au liC'n cl'ètre gnid~ par l'tH'~tv'il éfroit <le la famille, le se,·a par un senti11wnt 11lu-.n;oble et plus d6sinlfress6, l'amour <lela collecliYité. Pour que le s('ntimeut de la solidm·iti· huniaino se <lércloppo il m• faut pas clos inslilut ions <1ui ÜtY01·iscnt l'ègoù-unc. L'at•istocratie hfrèrlitairo est une de ces insLilnlions pnisqu'ellr inculque it l'indiYirlu,aYec l'oq.tnril de sn 1·ncr. le nu;p,·is des autl'0s hommes. uLa. justicP absolut',poursuit l':rnleu1·,est 111H' concrplion 1nu·cmcnt th601·ic1ne.La constitu ( ion de la so<"it;lé im pos,· ù c•hHfJ uo incliYid n certains sac1·ilic<'s; lo posle plus aranta~eux dP l'm·is(o(')'ate, sn1· le champ <lr haiaill<' de la lutt(, pon1· l'c•xis(Pntr, <>sLla cons(•r1uC'J1CC <l'un ile ses sac1·ifices. Il fanl lo sup[Hll'(('1· aYPC los aul1·<'s; chacun lH•ut du reste lt'ntt,1· rl',u·1·iye1•au p1·emie1· 1·ang. S'il a d<'s <'•paulrs et, des coudes asse;, fol'Ls, il réussi l'a; s'il n'a pas C<'s m·mes naturelles, il est Pn droit do so plaind1·0 des p1·iYilègos dt's a1·islocralps, à ]JOUpl'ès COltllllel'antilope poul acCllS('I' d'impuil('JltC l(' lion qui la déYOL'C. « Si <lonc, on se place au point <k YU<'sci!'n li fi<t1H' et si l'on reconnaît 11uo los lois g(·1H··1·alesdo la Yie du mo11d(' t)l'gani,gtc ,ktol'lniucnt aussi la conslilut.ion cl l'action do la so('i('•lé humainl', on ne peut, so t·ef'user à l1·ouYc1· nalu1·l·llo, cl à C<'t·lains éga1·ds lll<;mc ulik, l'cxist,cnco rl\1n<• m·istou·atie h(•r(•dilaieP. Quplque objection que la sp(·culation philosophi<1ue, qui Hl' c:0111p(opas aycc les faits, puisse (;ieYer· contrn l'Pxislcnce rl'mw c-ast,ep1·iYilégiL;O, celle caste so fo1·me1·a. infai 11iblcmeJJ t, du momP11Loù plus de tlonx. hommes entt·el'Ont dans des 1·a.pporls d'int<•r(;l du1·alJk. ~ous l'n ayons pou,· p1·euYe tons les ttats (Jlli, il l't)l'igi11P, Sl' sont placé•s sm· le pied de l'égalité absolue. La :.rrand<' Républiqul' dn l'Am61·ic1uo du No1·1lest en th(•orio une complèl<' <lémocrnlic, mais Pn p1·aliquc, dans les i~tals <lu Su<l, les prnp1·i(;tairt•s rl'escJayes l'ol'lnaienL une al'i:,tocralio hérc\litai,·e aYec sps in--lincts <'t ses aUl'ibuls; dans lC's Etats de l'Est, les desc<'IHlants iles p1·emic1·s i111migm11lspu1·ita.ins et des colons hollandais cherchent à s'isolc1· dé la masse C11vahissante des nouYc,mx YC'uus cl à exC'L'cer an moins <les p,·ivili>ges sociaux. Les pi,·a.les de la Bourse, enrichis pa1· l'emploi lo plus éhonté do la 1·uso et ,le la. violence, fondent lle Yéritables dynasties, dont les membres no sont pas ~enlomonl les types 111·opoA6às lîmitatiou rle la foule, mais jouent un rôle tl'és impo1-tant rlans les destinées <le la commune et de l'Ètat. » Si la j\istice absolue est une conception puremrnt th601·iq11e,il n'en est pa" moins ,Tai qu'il faut l'ayoit· pom· i<léal, <1u'il fout chercher à s'en approcher le plus possible et ou n·y aniYe1·a pas par des institutions qui farnrisent l'injustice. C'est parce que l'auteut· n'a pas encore com1H'i~ que la justice absolue est l'idéal
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