LA FEl\Il\IE 433 C. - Dans la soci'été future, la production changeant de forme ainsi que nous l'avons démontré dans n()tre dernier article, le commerce, apanage de la société actuelle, disparatrîa. A la place des milliers d'intermédiaires qui existent. aujourd'hui, nous aurons de grands établissements, et le transport des produits receYra une f01·metoute nom·elle. De plus, les moyens de communication obtiendront le plus geand 1léYeloppement possible,car c'est par eux que les besoi11sde ton f--lef-- membl'es de la société seront le plus facilement satisfaits, ce sont eux qui facilite1·01it les rapports personnels et intellectuels. Voilà donc des réformes 1lont les résultats dépasseront certainement tout ce que nous pouyons imaginer aujourd'hui. Cette extension tles moyens de communication contribueea à la décenti·nlisation ,le la population comme à celle des établissements industriels. On comprend quels immenses progeès peuyent eu résulter. Bebel s'occupe ensuite des terre. ; il examine le mode de possession et de culture de la société actuelle, et celui de la société futuee et il conclut : D. - Dans la nuuvelle organisation les terres seront propriété commune ainsi qu'elles l'étaient au commencement de la civilisahon, mais avec des formes sociales supérieures. Le bien-être d'une population dépend du degeé de culture ,lu f--Ol. Or, on sait que tant que les terres resteront peopeiété pl'iYée, leur culture ne sel'a jamais perfectionnée. Les petits propriétaires n'ont pas les moyens nécessaires à cela, et les grands propriétaires, ayec leurs forêts et leur.5parcs,laissent une grande pal'tie <leleu1·steri-es sans cultures. Il ne faut pas oublier, non plus, que de puissants facteurs dont l'influence ne peut pas être exercée de nos jours, à cause d-el'état indiYiduel,contribueront à l'amélioration du sol. Par exemple lorsqu'il sera nécessaire de détruire, de faire disparaître clans un J~tat une forêt dont l'influence est nuisible à l'État Yoisin, de faire un nouveau système de canaux nécessaire à l'augmentation de la pl'oductivité du sol, etc. L'expérience a démontré que si l'on agissait ainsi sur de grands espaces de te_rres, leur productiYité augmenterait à l'infini. Vient ensuite la question des engrais cliimiques. La science agricole en est au plus haut degré de son déyeloppement, mais il est impossible de l'appliquer entièrement et avec succès dans la société actuelle. Les propriétaires pri,;és peuvent rarement profiter des découvertes agricoles, ils agissent avant tout dans leur intérêt personnel sans tenir compte du bien commun. La plupart de nos cultivateurs et de D'osjardiniers, 98 OtO peut-
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