La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

LA FEMJ\IE 4:n cluction, clans le, machinisme, par exemple, abrPgera le tr::n-ail et les membres de la soci<',téauront plus de temps pout' s·occn()e1·de la satisfaction de leurs besoins supérieurs. C'est l'opposé de ce que les bourgeois compeenncnt dans le socialisme. Xous Yoyons clans la société actuelle un grand nombre d'i1n-entem's ,méconnus, qui ne peuYent arriYer à la réalisation cleleue projet, à cau.·e <lel'indifférence cle la société. D'autres sont exploités, puis abandonnés. Dans la société future, au contraire, non seulement les im·enteur: ne seeont pas inclignement exploités et réduits à la misère, mais ils auront à leur disposition tout ce qui se1·a néce:saire à l'éclosion de leur génie, et à la mise à exécution de leurs inwntions, cle leurs projets, ce qui est 1·efusé aujom·d'lrni it la plupart d'entre eux. De plus, et c'est là le principal, les prog1'ès accomplis (lans l:i technique ne seront pas pom· le travailleue une source de misè1·e comme sous le régime capitaliste; au contrait'e, ils diminueront l<' trayail et, par conséquent, ainsi que nous le disions plus haut, permettront à tous les membres de la société de consact·er uu certain laps de temps à la satisfaction cle leurs bE:soinspet'sonnels et de leurs besoins intellectuels. Par là, chacun arrivel'a, selon ses forces, selon ses moyen!'-,au dérnloppement hal'mouique de toules ses facultés. Ce déYeloppement est un des problèmes les plus sérieux, les plus importants que doit poursuine la société, car c'est de lui que naîtront les sa-rnnts et les al'tistes. Ain ·i cli:paraît,ra la différence qui existe entre le traYail manuel, différence qui n été nettement établie par les classes dirigeantes. De tout ce que nous venons de démontrer, il résulte que l'égoïsme personnel et le bien commun qui sont contraires rle nos jours, seront en harmonie complète clans la société future. Les chômages, qui sont si fréquents cle no!'-jours, ne pouel'Ont exister dans la société future. Ceci résulte <lece qui a été ,lit précédemment. En effet, quelle est la cause des chômage::;? La cause en est dans la sueproduction qui naît elle-même cle la rapacité des capitalistes, de leur avidité toujours croissante d\1gain. L'écoulement des produits, la consommation des marchandises dépend des moyens d'achat. Or, nous ayons déjà vu que les besoins de consommation et les moyens d'achat ne sont pas en rapport égal dans la société capitaliste. Il y a des millions de citoyens qui ont besoin de véternents mais qui ne peuyent s'en procurer parce qu'ils n'ont pas l'argent nécessaire. Les marchés sont engorgés, tandis que les masses n'ont pas <lec1uoimanger; elles veulent trayailler, mais elle ne trouvent per8onne pour achetee leur travail; le capitaliste n'a plus besoin d'elles puisqu'il n'y a plus rien à gagner :

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