LA RÉFORME DU PARLE;\IENTARI5ME v1·érale a1, Parlement. Et ce principe, pour doYenir une réalité, réclame cette <louble conclitiou, <J11'aux.électiom; le contiuµ-ent de Yoix.donné•('s par les Yilles, <'Il chaqu<' dt;padement, soit an moins égal à celui des Yoix. campagnarilC's, et que les classC's ouyrières aient à la Chamb1·e une large 1·ep1·èsC'ntalion. Hors de là, onteu<lC'zvous bien, point <l<'salut, c'est la ciYilisation faisant at·rèt en un stade où, pal' en haut, la penersitl'.• s'accumule jusqu'à la démence, et où, par en bas, l'aYilissement par misè1·0 it('sc('nd s('S demiN's deg1·és. Les villages ont fait la Jacquerie; ils n'ont titt' pour 1·ien dans le mouYement iles Communes, ni dans les µ-ip:antosques pousséC's 11(' la Rérnlution. On 1·ésene1·aiL il )('1wsaînés ('Il ciYilisal ion le cli·oité•l('ctif qu'ils n'auraient riou il 1·Pdi1·c; mais il yaul mi0ux. leul' fai1·e leur part sans qu'ils nous submcq):ent. Que dans chaque département, le Yote <les élActeu1·s1·u1·auxn'ait qu'une Yalcu1·<l'unit(•... et que celui des citadins soit élevl'.•<lans une pro pol'tion calcule:•(' de telle sorte, <1ueles chiffl·es de pal't PLd'auiI·e se balancent. 1\rguera-t-on ,d'offense au principe ,l'égalité et se 1>Iairnh·a-t-on quo c·est l'arbitraire qui comrnence '? Mais 1·cmai·quez, si ,·ous ,·oulez bien pan:ourie tout le champ de nos institutions, quo l'égalité n'est nulle part et que l'a1·bit1·aire est pa1-tout.. l)'aillem·s l'égalité•, selon le mot d'A.1·istote, consi te à traiter inéµ-alemcnt les choses inéµ-ale::;.Nous ùieons encol'c que l'électo1·at est une l'onction C'tnon pas simplement un 1lroit comme le droit <k p1·opriété; <;et.Lefonction, la République la <;ont'èrepoul' sa pro::;périté et sa ·au,·cgarde; il lui appa1·tient d'en déterminer les conùitions. Nous pensons en oub-e qu'on ne peut laisser au hasard d'étendre ou ùc rétrécü· la pa1•t faite aux. hommes 1\c labeul' - l'incarnation par ex.cellcnce de la société démocrntique - dans nos assemblées délib<:h'antes. Un chiffee flx.é, 50 par exemple, doit leur être assuré d'avance. :\lais pour nous comme pour quicouque réf1échit, le vrolétariat ounier ::;epartage en deux. grandes catégol'ies : les om-rie,•s proprement ,lits et les instituteurs. Si l'on yeut démocratiser le Corps législatif, on donnera pour organes d'élection aux oun-icrs, indépendamment des élections générales, les chambres syndicales ouvrières do Paris et des grandes Yilles; les instituteurs éliront leurs mandataires par circonscriptions académiques. On nous opposera peut-être l'idée d'E. de Girardin qui partageait le pays par groupes de professions qu'il faisait voter séparém1::nt• On nous demandera pourquoi pas une représentation des ingénieurs, des médecins, des industriels, des commerçants, cles magistrats, des officiers, etc.? A cela nous répondrons que les professions libérales et celles qui prouvent la fortune donne·ront toujours assez de candidatures, que la magistrature et l'armée sont le gouvernement
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