La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

LA TIEVUE SOCIALISTE ANTHOLOGIESOCIALIST_E ---·------ I. - LA SITUATION n·APni::s UN CONSEf\VATEUil. L'histoi1·e, <lC?puis<1n'onl'éc1·it, n'a connu <1110les ll·ans!in·maUons politique. et sociales; ce qui se p1·épare. à cette heure. n·eut c1·analogic qu'aux lrmps p1·éhistoriques; c'est unr nH:lamorphose, unr transfo1·1rnüion ile Iï10mme lui-mf>me, :Mais nous n'en sommes enco1·c, pour l'hem·<' prt"•sente, qu'à la pét-i0<ledP dèl'o1·malion; aussi 11ucyoyons-nous? Excenl1·icif('s, monstruosit('s, tfratologie presque génfrah'. Quel éducateur saura ,le fous <'Cs cas (•tranµ:Ps, de lant ù'èt1·es anormaux, obtenir les Yariétés llOUYelle:--,JH'l'fectionnécs et <lm·ables? Cette obtention est possible ci se réalisera; mais dans quel sens? Toutes les habitudes humaines boulew1·sécs : trayail, habitation, relations ayec le rnonrle 0xté1·irnr, Yètcnwnt, locomotion, nourl'η tu1·e, tout ce 11uiagit irn111é1liat('rnentsur la Yie est deyenu ault'e: le boil'e, le manger, qu'unr aµ-1·ic·ultu1·einsul'lisante et malheu1·cusE' n'a su mdlre an niYeau <lesbrsoins mo1knws, yont se transfo1·mel' par rent1·ée en scène de la chimie dans lPs industrirs alimentai1·es. Intoxication uniym•srlle qui, d'aJ,01·<1mc" 1lél' à üint rl'auti·es causes, nous p1·épal'e \Taisl'mblablenwnt dc>s maladil's Îll<.:onnnes, mais plus1em·s de ces mala,1ies ne se1·oni 11m' 1<'point de départ d'une modiflcaiion 1ihysiolo1-!'Î<lll(' lk l"esprce. Yoyez-Yous aussi se llll'le1· em,cmble toutes les 1,t<.:es '? Sui· <1ut'l<1n<'spoints dP L\.mt"•1·ic1uc c méli-mélo <lu genre humain offi•c Mjit un spl'ctaclc aussi éti·ange que cut·ieux à suin·c (lans ses résultais, il n'est. pas 1·ai·e <l'entcnch'e pade1· une douzaines clc langues clans um' même Yille. Si Yous comprenez ce c1n'ont cl'oppol'tnn, en cette confusion cle toutes les langues, les leçons <le nos gntmmait·icns cousen·ateurs clos Yieilles 01·thographes et <les Yieux tQm·s dr ph1·as<'s, 1J1·0sc1•iyantl0s nt"•ologism<'s et ioule' nonY<'aulé <le lang-agr, Yons c·omp1·end1·ezégalement l'oppo1-tunilé des auit-es <loct1·iucs <.:ons('l'Hlt1·ie0sd<'s Yil'illcs lois, des vieux usages et des vieilles trnc1iiions et même cles Yieux p1·oc(•dés révolutionnaires, alo1·s que l'éYolution nous csi appal'uc comme loi de la vie. Mais le monde rst plein <lr <'l'S conse1•\ëÜ<'m·s a\'ist"•s<1ui,la tête disparue, tiennent à consel'ver le bonnet et de ees réfom1atcurs à coup de miracles et à coups de délu~e, comme le

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