La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

334 LA nBVUE SOCIALISTE « L<'s associations ponr la rrpr<''srntation des minorités ont p1·ouy(, <.:la,i·cm('Il !, rn d iv01·s p,1ys, <itH' t1·ès so11Yent la rnnjm·i tù ile ln, Chambre (•LaiL<;lueJ)a1·la rnino1·it(• cles (•lecteu,·s et mèrne des yotants, et g1w, en touL <'as, la mino1·iLé<'•taitsaceififr c-0111rnsei Pllc' n'existait pas .. l.\'Ce le, e/erendum il est c·c•1·tainque• les décisions é1nanont 110 la majorit() iles yol.ants et il rst moins nécessaire de rep1·ésente1· la minorité, pa1·cc que chaque loi dant soumise à une yotation nouYelle, la minorité 1l'aujour1l'hu i pm11·ra 1l('Yenir majo1·i tè demain. « Puisque lt's lois doiY<'lÜ [,t1-<' a<'c-eptéPspa1· le p0uple, la Chamhre ne les Yote1·a <1ne si ('Ile-.; 1·épon1knL à un IJesoin g6né1·al. On ne' Y0r1·a plus tant de mcsnres ernportée-.; ,l'assaut, à la sui te du cliscou,·s d'un tribun (•loquent on pou,· complai,·e à un ministère influent. C'en sel'it lait aussi de ce jeu cks rnl<'1·ic•-p.;n1·kmeutaires qui, en C<'1·tnins. pays, comm<' c·n Grèce, <'n Bspagne PL en Halic, l'ont Pt dt'f'ont l<'s cabinets, air prnfiL ile ec,etaines ranennes, ambitions ou inti-igues personnelles. Il se pc'ut <1n<d' es p1·og1·èsntil<'s sel 1·ou,·c,ntajou1·nc's; mais que cl'excès et d'abns <lelt'·gislation se1·ont <•vités! Des drnx fo1·mc's de refei·endwn, le l'aeulk.ti(' rt J'olJligatoiL·e, c'est le premier c111epr(•fè1·eM. L'\uma Jlt·oz,ALl'opinion pa1·aît cle plus en plus inclin0r dans ce sens. Le referenclum faculta!.if, c'esL-à-diro ht consultation pop11lai1·e dnns les cas où cllo est demandée pm· un cet·tain nomlJl'e ,l'élccku1·s,soulc;Hl de s<.'·1·icuscsc1·ilic1uPs. « L'ag·itation, dit i\I. l)l'OZ, qui a lieu 11ou1·1·ecneilli1· les signatnJ'es ll('C'Cssai1·es, p1'8s<1u<to' ujou1·s pnssionnéC', dé!otwnc lrs csp1·iLs de l'objet en cause, C,tussr ,l'aYance l'opinio:.i public1L1Cn, e pcl'rnl'i plus <•nsuito une discussion calme c1ela mesu1·c p1·ojPLt'eoL établit un cou1•,mt cle rejet p1•osc1ucil'l·ésistible. Le' s_rs!ènw qui soumel régulièrement, <leux fois pa1· an, au YOtc populai1·e toutes les lois YOLécs1>ai·le conseil,n'a point ce g1•aye incom·<·nit'JÜ. ))L'objection la plus l'onMo que l'on puissr a<11·esse1a·u re/ereridum est c1n'il ne se prête pns à la direetion ,les nfl'ai1·es t·x.té1•if'n1·es.Lm·s<1u'un t1·ait(, a (,té concluaYcc une puissance éti-angère, il srrait c1Ci ficile do le soume'ttre au Yote <lu peuple; aussi, la constitution Cé<léralc, inteqwètée par <liff<-rrnts ]Jr(•cérlc'nts, soust1·ait les t1·aités it l'aél'<'ptal ion vopulai1·c. N'oublions pas, toutefois, que tout ti·ai L<• signt' par l' ('X<'cutir cloit être 1·ntifü, par le Sénat aux. Etats-Unis ('t p,u· le Parlrmrnt tout entier clans la plupa,·t cles ant1•es p,tys, du monwnt qu'il toucllo à un intéeêt financier ou écono1niquc. » Ap1·ès aYoit· cilé de nomlJl'eux <'XC'rnplcsd'applications, toujours empruntées aux cantons suisses, i\I. ,le LaYPleye continue comme suit : « i\I. G. rle Nic,lcre1· de Ti ogC'na publié, rlans le journal cle Statistique suisse (1882), un tableau des Yotes populai1·cs au referendum qui ont eu lieu dans le canton de Zurich, depuis la revision de la

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