:HG LA HEVUE SOGIALISTE Or, ce niveau, ces conditions, ces moyens ne petwent être ol>Lenus que par la suppression do la propriété individuelle ; alors tous les incliYidusayant le même point de départ auront à peu près le même point d'arrivée. Quelle grande et utile leçon la nature nous <lonne, et non seu,lement chez les êtres inférieurs dont nous ayons parlé, mais, en général, chez tous les êtres organisés. Voyez l'organisation intime <len'importe quel indiYidu, mus y constaterez l'existence d'un corps social très étendu, très complexe, très ramil1é, vous y Yerrez des millions et même clesmilliar<lsd'êtres, tous inflniments petits, travailler, concourir à l'existence du corps social en entier; Yous comprernlrez leurs granrles et leurs petites diYi ·ions; chacune de ces diYisions constitue, représente un organe une l'onction, un système, un tissu, et, dans une quelconque de ces diyisions organiques, combien vous en trouYerez d'autres adaptées à un travail, à. une fonction différente. Nos forces orga1,1iques, physiques, intellectuelles, morales, sont l'œuvre du concou1·s de ces millianls cl'inflniment petits (cellules) <1uidifférenciés a l'infini, sont cependant toujom·s rnocliflables, perfectibles. La condition indispensable cle la vitalité d'une société <loti être sa perfectibilité ; le jour où une société atteint le point 1e plus culminant de son dérnloppement, le signe cle sa plus grande puissance est en même temps le signe cle sa décadence. Kons terminons cette étucle en concluant sur notre pensée première : le socialisme est non fieulement une nécessité sociale mais encore une nécessité naturelle. Nous reviendrons plus tard sur cotte question et nous nous efforcerons do démontrer scientifiquement que le socialisme large que nous concevons, c'est-à-dire basé sur l'égalité des moyens, est la forme, le système social le plus harmonique et le plus compatible avec les besoins, le caractère, les tendances et los sentiments humains, en mème temps qu'il est on quel(1ue sodo l'application consciente et sociale des lois intimes clola YÏC', toute faite <lefiOli<la1·ité entre los éléments et los facuHés 01·p;aniq11e<slesêü-es. Joannès SAGNOL.
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