:310 LA REVUE SOCIALISTE d111·t'O au tt·ayail tle jour: douze heure:,:;pour l'un comme pou1· l'autt·o. Cm~tes,on peut, en examinant ces conditions monstrueuses de la Yioouvrière, cléclarcr que c'est là le clcmier mot du bagne capilaliste : douze heures de traYail, c1ans l'obsclll'ité ou ù la chaleu1· étouffante rles chaudières ou des becs de gaz, lorsque les memb1·es n'ont 1mse repose1· sufflsammtmL clans la joul'née. n'est-cc pas l'enfer industriel dans toute son horrem·I. .. Et notons que ce trayail n'est presque jamais mieux payé que le tt·ayail de jour. On accepte par force en entrant dans J'usine cette condition de traYailler jom· et nuit. Uette distribution cle travail se fait g('néralcmcnt pa1· équipe. Le même ouvrier donnera à son patron quinzejoul'lléesùejourcLquinza au11·esde nuit. Pour établi1· le roulement entre les deux t'quipes, c'est-à-dire JlOLll' passer du frayai] de jour au ti·avail de nuit PL1·('C'Îl)l'OCJi10mcnt deux. fois par mois, l'homme ti-availlera 18 hcm·('S sans in Lcrn1p1ion clu samedi soir au dimanche à midi, ou du dimanche à midi au lundi matin. Ne sont-cc pas là des pratiques meuLrir1·cs cLbarbares·? On peut aisément se fafrc une i<léede l'épuisement ,ln co1·ps et de l'esp1·it, des maladies 1·ésultant pom· les t1·ayaillcu1·s d'nn surti-antil accoinpli <lans de pal'eilles conditions. Il nous semble donc <1ue,si le t1·aYail <lejour est réduit à huit hcm·os, tons seront cl'acconl pour 1·édamel' la réduction à un maximum de cinq heu1·es potn· le traYail ùe nuit, là, seulement où sa suppression sern impossible, \'Il les besoins de la société. P. ARGYRIADÈS.
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