La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

BLANQUI SOCIALISTE 205 IV. - LE COMMUNISTE ET LE H.~ALISATEUR Nous avons salué ou Blanqui l'un dos plus gea11ds - s'il n'est lo plus grarnl-1·érnlutionnaires du i:;iede; nous a.\·ous ad111il'él'iusur·- passaule Cl'itic1nesociale, et signalé l'éyolutionnismo do bon ,tloi du 1·éformatem·, il nous reste à p1·ésoulcr le communii:;to et lo 1·éalisuteur. Kul cle ceux qui ont relu los forles pages cle la Critique sociale 110 nous démentira loesc1uonous dir·ons <1ueBlanqui est lo pl'rmirr et le plus granll ihéoriciru du communisme sciPnLilir1neon F1·aoco. Je cheeche le com11mnisto r1·anç;ais<]ni aurait pu éc1·ire, ou 1800, <les Iip:ncs comme celles-ci : « L'étude aUentiYe tle la g<'.•olog-ieet. <lel'llistoirr 1·éYèlr<1uol'hnma11iLéa commencé par l'isolcmeuL, par l'i11di\'idualisn10 absolu, ot, c1u'à(myers une longue série do porfcctionnemeuts, elle 1loit a1JouLi1· à la communauté. « La preuYe cle cet.te yfrité se fera pm· la rnéthoil<' expfrimentalo, la seule yalablo aujourrl'hni, parce qu'rllo a fondé la science. « L'obsenaiion ,les faits cf, leu1·s dé1l11ctionsÏITd."ulables dahli1·01itpieù a pied cette mat·che constante du p:em·<'hu,nain. Üll YCtTa nettement que tout p1·og1·èsest une co1111uètc,tout 1·ecul une défaite ,ln Communisme, que son llércloppemcnL so con1'0111layec celui ,le la 6rilisatiou, que les deux. îdées sont irlentiqncs; r1uo tous h•s 1woulèmci:;succoi:;siyemcnt posés tla11sl'hi.-toiro pal' ks besoins clenol1·0 espèce out eu une solution communiste, quo les question:; aujou,·- d'lrni pendantes, si m·<lues, si pleine:; de il'ouble et <le gue1-i-e,n'en peuyent pas daxanlage rccoYoÎl· d'auil'e, à peine tl'aggraYaiiou rlu mal et rle chute dans l'absurde. , « Tous les perfectionnements <le l'impôt, la 1·égie substituée a la ferme, les postes, le tabac, le i-;el, innoYations communistes. L<'s compagnies inrlustriolles, los sociétés commerciales, les as:mm11ccs muLuelles de toute natm·e, même estampille. L'armée, los collèg-rs, les prisons, les cai:;erues, communisme clans les limbes, g1·ossip1•. brutal, mais inéYitable. Rien ne se fait ho1's lle celte Yoie. L'impôt, le gouyernement ltii-mème i:;01itdu communisme, ,le la pil·e espèce à coup sûr, ot cependant d'une nécessité absolue. L'idée a dit à peine son premier mot. krnnt d'en être it son 1lernice, elle am·a tout changé <leface. Nous ue son11neseuco1·eqne tics Bal'bares. » Tout cela n'est-il pas admil'able tle com1wéhensiou historique et de force Cl'itique? Mais contiuuoni:; la lecture <lumaîti-e : « Voyez lei:;eilels <lurégime actuel! Le bas prix. et par conséquent l'abondance dos denrées est tenue pour une calamiLé qui ruine les prorluctions, mot aux abois l'inrlusil'ie ot Je commerce. L'économie

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