La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

REVUE DES LlVAES '213 Cette petite brochure qui est divisée en trois étudei!: Synthèse cosmologique. Organisation, Voies et moyens est l'œuvre d'un chercheur de bonne volonté. OEuvre tout inrlividuellc d'un hommo qui a plus pens~, plus obso1·vé et plus sonti qu'il n'a lu, le livre du citoyen Boulard ne manque ni de vues originales ni d'aperceptions profondes. On y chercbe non seulement les bases économiques mais enco~e les bases momies du socialisme. A ce titre il est d'utile lecture, nous donnerons deux extraits pour bien marque1· la manière de l'auteur : « Le bien est tout acte de Solidarité, il a pour but lo développement vital et le perfectionnement incessant de l'être par la satisfaction de ses besoins réels ; ses effets sont avantageux et illimités. cc Tous les non-biens viennent de l'individualisme ou amour de soi; ils ont leur origine dans lii! vouloir lllomentané d'êtrei1 se formant des m-obiles illusoires; leurs conséquences sont fâcheuses, mais restreintes. " La Solidarité associe les êtres dans le prngrès, elle e~t harmonique; l'indiviclualisme isole l'individu dans l'anarchie, il est perturbateur ... « La bonté est nécessairn au plus grnnd bien de tous les êtres; toute évolution de l'un rleux en nécessite à son sommot une quantité qui est la résultante de toutes les qualités qu'il a acquises. :..La bonté est indulgento et ferme, sans faiblesse ni exagération; elle est Amour, Justice et Solidarité. C[ Cette bont6 est le levier le plus puissamment efficace du vouloir; êt le vouloir - appuyé sur ollc - est le moyen et la cause de tout ce qui est indestructible dans la nature; des plus puissantes actions évolutives de chaque individu et de sa possibilité de conquét·ir la connaissance de la v61·ité qui lui est actuellement accessible ... Le citoyen Boulard revient i plusieurs reprises sur cc thème de la solidarité qui est le point le plus remarq uabie du petit travail, d'inégale allure et non exempt de queltJUCSobscurités, mai~ plein de bonnes pensées que nous annonçons en ces lignes. LA VIE. - Etude d'économie politique, pa1· V1c1·on MODESTE, Paris, Guillaumin et Cie, éditeurs. Ceux qui trouvent que le socialisme ost trop sentimental et pas assez scientifique n'ont qu'à lire le livre de Victor Modeste. Ils y verront l'économiste, l'historien, le mathématicien, le pb)·siologiste, arrivô par l'étude précise des faits et de leurs conséquences, aux mêmes conclusions que le socialiste. is. Chercher l'unito des choses sous la diversité des apparences, ramc11er toutes les lois à une loi, c'est le vœu suprême des sciences. Tel esL le but de l'auteur. L'objet do son livre est de faire la preuve que le fond de tous les faits ôcooomiques est la vie humaine et que les conditions en apparence rx:ultiples qui les régissent se résolvent en une soule loi : produirn la plus grande somme de vie au prix de la moindre dépense possible de vie. « De môme que la matière produit dans des conditions déterminlies les phénomènes spéc;aux que nous appelons lumière, mouvement, électricité, chalou1·, de même el!e produit dans des conditions déterminées celui que nous appelons la vie. « La vie humaine a deux aspects, suivant que l'on considère l'être humain

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