La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

230 LA. REVUE SOCIALISTE un gm)1(1amour, plus dépité que déçu, qui ne demande qu'à reYenir, pom·yu quC'lC'sproblèmes sociaux pre1ment le pas sm· 10squestions de poli1iquc pure. Toutes s0s espérance::;, toutes ses nsrirations, il l0s 1·ésume monwntanément <lans la revision. Il a foi ('Il elle; elle n0 lui écharpera pas, dùt-il la laisse1· faire par Res pires" ennemi::;, qui, eux, l'accomplirnient au profit ile la réaction. Demanclons-la donc au proflt. clu peuple, et nous aurons sauYé la République. Les républicains cloiYentreprendre hautement le p1·og1·ammc1·eyisionniste,<1ue lui ont 1wéci::;én10nYt olé ceux qui c1·ient : « Aux Yolcurs ! >) Qu'ils reprennent lem· bien et le c1·i0ntsm· les toi1s. Il faut pous::;erau monstr<', d le flot <1nil'appcn-la 1·0cul<'raépouYanté. Pour cela il n'est pas tt-op des effoeis conc('nü·és de tous les Républicains soucieux du bon renom de la Feance rf'Yolutionnair0. - Dans son voyage a tran'rs le::;c0rcles <lel'Enfer, Dant0 ape1·ceyant un groupe d'infortunés qui piétin0nt pénibl0ment dans Ufü' bouc tiède, les cheyeux collés sm· les i0mpcs, par un<' pluie moite, demande a son guide cornm011tse nomment ces maiheu1·<'ux : « Ce sont, répond Virgile, ceux qui, dans les angoü,ses de l0ur patrie, n'ont su prendre hardim0nt fait 0t cause pour 1·ien, ni pour perRonne. >) Nunc aliàs rnaniC0stacnnanrns. - L0 Socialisme prrdant tout le terrain envahi par le boulangisme, les transfo1-mations sociales ne sont guère à l'onlre du joul' tout au moins dans la presse. A part l'annivrrsairc <le Blanqui, nous n'ayons à signaler à Paris comme manifestation socialiste, qun la fète annuelle des Socialistes de langue allemande (All0ma)1(1SA, utrichi0ns, Suisses, <.'te.). Les divers groupes :=,ocialistesfrançais, <lanoisPt russes avaient enYoyé des Mlégués. Dans son discours d'innuguration, le cito~·en Csapo rendit hommage a l'attitud0 ,les députés socialistes au R<'ichstag allemand et insista particulièrement snr 1'0ifot prorluit en France par le cliscom·sde Liebhnecht. « Cette simple énonciation des principes ,le justice, ,lit-il, suffit pour apaiser pour un moment los haines attisées par les menées honteuses des reptiles du chancelier; ce fait prouYe que la France, bien que <louloureusement frappée semit disposée a oublier, à pardonner, à se réconcilier même avec son adversaire. « Oui, ce beau rêYe de l'amiti6 des deux peuples Yoisins sera une réalité quand la tyrannie des Hohenzellem sera écrasée et balayée, quand l'Allemagne sera cleYenueune République socialiste et libre, République qui respectera la libre volonté des nations et qui n'admettra jamais qu'un peuple peut être traité comme une chose, un troupeau, objet d'un rapt ou même d'un négoce. »

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