204 LA TIEVOE SOCIALISTE tions dans le régime politique (abolissement du liberum Yeto). :Mais la noblesse polonaise n'eut pas son 4 août. La Constitution du 3 mai ne fit rien pom le peuple; le seryage resi.a intact . .Ellepermit seulement aux seigneurs d'émanciper lems paysans et ratifia leurs contrats. Cela explique l'indifférence des paysans dans la rlernièee guerre qui enleYa à la Pologne son indépenclance. La bom·geoisie fut plus heureuse. La Constitution accordait aux Yilles l'autonomie p1·esquecomplète, pe1·mettait aux bourg-cois<1'achete1l·a propriété fonciè1·e,mais les -droits politiques ne lem· étaient acco1·ilésque dans des limites très restreintes. Déso1·- rnais les Y illes pouYaient enyoyer lems rep1·ésentants a la Diète, mais ils ne cleYaicntYoter que sur des questions concernant l'indnst1·ie et le commerce; sur la politique ils n'ayaient qu'une Yoix consultatiYe. Ces maigres concessions furent faites par la noùlesse épouyaniél', sous la pression du peuple, hurlant sous les fenèLrcs du cl1éltcau rn~·al de VarsoYie où siégeait la Diète. Elles ne concernaient, <l'aillem·s, que la population ,les Yilles dites royales, ce qui diminue consiilé1·ablement l'importance de la réforme; ca1' beaucoup de Yilles, considérées comme propl'iétés prfrées appartenant aux magnats, n'en profitaient pas. L'esp1·it bourgeois se montre clairement dam; la nouYelle Diète. Selon l'ancienne Constitution,chaque noble était électeur et éligible;il pouYait être élu même roi. La natn-elle Constitution reconnaît le 1h·oit <l'électeur seulement à la noblesse seigneuriale et en prive la noblesse panne, <l'ailleurs très nombreuse. Ainsi le priYilège de la noblesse s'efface deYant celui de la fortune. Le com·onnement <lecette constitution mort-née fut la loi cl'héré- <litéau ti-ônc, par laquelle la Rép\lblique agonisante se ti-ouya transfo1·mée en mona1·chie, quoique le pouYoir rnyal restë:lt nul comme aupara·rnnt. Cette loi faite pour consolider l'Etat Yiola le principe républicain Ransatteindre son but. Peu de temps après, l'Etat s'écroule sous l'invasion étrangère et la constitution du 3 mai louée pour sa modération par beaucoup fl'esprits supérieurs ,le l'époque, entre autres J .-J. Rousseau,se montre impuissante à entrainer le peuple dans la guerre contre l'em·ahisseur. Les Yilles 11éplo)·èrcnt plus <le patriotisme que la noblesse qui c1·aignait pour ses domaines, selon l'expression cle l'ambassadeur russe Bulhakoff. « La défaite ,les Français à Tournay et à Mons, dit-il, cléplaît beaucoup aux Jacobins d'ici, ils n'y yculent pas croi1·eet menacent même de mort ceux qui en fünt clubruit.>> Descorchcs, ambassa<leu1·de F1·aJ1ce,conseille l'.abarnlon de la <liplomati<•,l'abolition c1,, la c·o1·H'e0L la, politi11ucouye1'!0111c11·téYol11!ion-
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