lf,8 LA REVUE SOCIALISTE on i-app<'lant aYC'CanL<)l'itéquo la République !lCYait, :=;ous}>Cino!le' mo1·t, :=;oulago1le: s sonlfra.nces !los prolétaires et préparer l'aYirnoment (l'un él.at :=;ocialplus juste. Lo traiti·o Iluber ayant tont empiré, la réaction remit la main sur le:=c; hefs du peuple, et la haute cour de Bourge:=;,les rem·oya à Doullens. Dani sa nouvelle captiYité,Blanqui, toujoms indomptable, :=;ep1·épara a de nouyeaux trayaux, à ile 11O1n-0auxc.ombat:=;.Lors<llll' l'in<lomptable rérnlutionnairo rut bien onl"P1·rné àDoullens la calomnie rlésarrna un pou, et les plus loyaux pai·rni 10:=a; dn>1•sai1•0s de Blanqui sentieent et proclamèrent que l'insu1·recteur <ln 17 mars ét.ait pcut-ètre le plus g1·and 1•éyolutionnaire français clC' l'époque. La justice incomplète encore commença pour Blanqui. Lisez plutôt cette page do l'ancien secrétaire intime de Ledl'U-Rollin. Il ne iùlgit pas ,l'une page apologéLic1uo,- Aft·e,1Del-nlu reconnaît aYoi1• été« séyè1·e » pour Blanqui, - mais <lnjugement d'un républicain ,le bonne foi et. <l'un éc1•iyain <lotalent, po1-lésm· un 1•éyolutionmü 1·0 calomnié, combaU.u et redouté encore, c1uoique oni'cnué chns ks géôles de la réaction. Nous repi-odui:=;ouscette belle page d'histoire réYolulionnait·e qui nous aidera à mieux connaîtl'e le grarnl insm·gé. « Auguste Blanqui, petit, grèle, la tete rasée comme eello <l'un moine ot <ligne du pinceau d'IIolbein ou de Ribeil'a, les yeux pet><lus dans <le proron,les orbites et dardant de fatn-es éclaii·s, le Yisage reYètu d'une pâleur maladiYe, le corps ployé sons la double chai·gc de la soufüance ph;rsiqne et de la torture moi-ale, et aussi par l'effet d'une constitution rachitique, Blanqui n'ayait rien en lui, à tn·op1·0rnent parler, qui <1énotàt l'homme des conspi1·ations, ou frahît l'o1·a.tcurde la borne on des clubs. Mais c'était. bien là le 1•éyolutionnaire de Saint-Just, le révolutionnaire inflexible, le Yél'itable tenacem propositi virum ü'Horace, l'homme qui aYait. tracé un but a sa Yie et qui .r marchait ré:=;olùment en 1lisaut, dans le sanctuaii-e impénétrable de sa pensée : « A moim, qu'un boulet de canon, <1n'un « coup rle cout.eau ou une trahison ne m'arrête en chemin, je YiYrai « et j'al'rÎYel'ai 1,, « Lo nllgaire qui Yoit at'l'ÎYer de tels hommes, et qui ne sait pas quel a été leur itinéraire et comment il::;ont marché, et ce qu'il::; ont. renye1·sé, et cc qu'ils ont foulé aux pieds, le n1lgai1·c atfribue le mét-it.e ,le leu1· élévation à Dieu ou au hasarrl qui y out pom·ta11t él 6 pou1· peu <lechose. Il ne sait pas ce que ces hommes qu'il faut aclmiou plairnll'<>,ont épuisé de forces, d'énergie et de vrai vouloir pour ne pas irnccombm· Yingt fois en chemin. Il ne sait pas combien de fois, ap1·ès s'être releYés mem·tl'is et. ensanglantés, ils ont passé la ma.in sur leur front en sueur où la nuit commençait à se faire et,
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