La Revue socialiste - 1889- Tome IX - vol.01

1.20 LA REVUE SOCIALISTE au congr<'s ,k Vi0nn0, en 18l5, loesc1u0, rlans l'espoir ,l'0nraycr M!1nil iv0ment ln R0rolulion, on .r conseillait aux lll'inc0s la mo,kration dans les dépenses, 1ia1· cette considfration que : « tout prine;o endetté <lescernl à compl<'t' ayec i:;es Cl'éancieri'\, et ces colllptes intl'oclnis0nt rlans la monarchie un 0sp1·it <le conü·ôlp qui dénaturo le gonve1·nem0nL >). Cc qu'on appelait ,lénatul'er le gouwmenwnt, <;'était ~a tt·ani'\f'ormation p1·ogresssiyc et natueellc en mw soc:iét(, où l'impôt cesserait d0 plus en plus ,l'ètl'c une consommation irnp1·orluctiYe, c'cst-à-<li1·e une charg0, pour deYenir une équiLal>l0 conti-ilmtion à <ks sCl'Yices d'utilité p;énérale. 01·, cette réyolution d<' l'impôt. (~tait issue dklll<'me <l'une l'<;Yolution<lansla prop1·i6L( 1 p1·iv&con génél'a.l, JaqtH'llC' ellr'-mt'tn<' avait été rno,liflé<' ,kpuis longl<'mps en {ait, mais juridi- <1uenwnLd<'puis 1787, p,n· la dcslrnclion i1,,s onlt·a, es multiples ,g1i s'OJ>posaicnl à la libre <;ieeulalion des 1·ichesscs. En 1·ésurné, la consomma.Lion pulili<1u<'ex.l01·nc, rqn·és(•ul(•o par toutes ses fo1·rncs autorita.ir0s, hist01·i<1ues, su<;ccssiw•s, fut naturellon10nt la p1·emiè1·0Ol'ganiséo et tous les 1n·og1·è!:iultét-iem·s devaient ot doin'ut onc:ore se fait·e pal' clos accl'oisscrnonts ,lo l'organisa.Lion pacific1ueinleme au <léii'iment ,le la p1·emière. La pl'op1·i<'Lécommunautail'C <lc>spolique, limitée dans la ~milo <lans un domaine particulie1·, arec ton<;ession raisonnée ou non ,lu surplus it la société, sous t't'SC'lTCrlu domaine émin0nt, en(ln la substitut.ion à la prop1·i(1téa.uto1·itaire de l'impot et à celui-ci rlt' la contribution plus ou moins yolontaire et consentie, telles sont l<'sréductions effectuées jusc1u'ici au J)l'Ofit de la <;Onsommation génél'alc, dos prélibation:-; du princ:i1ie autoritaire. La différenciation 1n·cmiè1·0 et foll(lamontalo (le la consommation p1•iyéorle la consommation commmuwtnfrc rlespotic1ue 1n·imitiyo c'st clone ùiroctemcnt issue <ln1·égime où la seule slrudure collctliYo était l'cnYoloppe qui <listing-nait le coq>s soc:ial des auti·es soc:iét(,s ambiantes, c'cst-a-di1·0 l'enn,loppt' auto,·itaire plus ou moins absolue remplaçant d'une faç,on indiYisc toutes los autres fondions non cncol'e 01·ganiquement <légngé0s. Celte 1n·0mirl'C ,liffct·enciation do l'externe et de l'interne a été, comme pouvaient le pl'éYOÎl'ceux. <1ui ont certaines notions biologiques, précé<léc 11'un état incohérent où la consommaiion en gçnéral était elle-mémo impliquée dans l'antécé<lent plus simple tle la ùirculation. Ces sh'uctul'es l'tHlimentaircs existent encore aujourd'hui. Pat· exemple, l'ai·chipcl <le l\Iarquises contient onze ilots dont quafro inhabités; on conçut, il y a quelques ann6e::;, la pensée de lem· ütiro 11a;rer <les taxes; un employé des finance::; c:oloniales ayant exposé aux ch0f::; l'oùjct do sa mission, qui était <lotlema.ntler une prestation on nature par Yillagc: "' Norn; Youlons bien te donner, 1·épondirent ces pauyres gens, ümt de porcs

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