LA REVUE SOCIALISTE La consommation impro<lu<.:tiYaebsolne,concspon<l,mt it la simple nuti-itiou biologique et à la snbol'dination complèie de lî1omme à son milieu, n'est pas du <lomaine de la so('iologie; pom· le <lenmir,il faut qu'elle soit impliquée dans une c01'laine m·ganisat.ion des relations individuelles an·c le milieu, c'est.-à-di,·c, non seulement aycc le monde physique, mais aœc les auti·cs irnliYi<lns;cette organisation, quel(1ne simple qu'on la suppose, c'Pst une c<.ll'tainecil'culation qui l'a crée; celle-ci est le rappod social élémentaire et p1·imitif. La communauté négatiYe, que Locke et. G1·olius placent a l' 01·iginc des sociétés, est une hypothèse non Yél'ifi<,e;la scienec 01Jse1•yespulcment quo les premi<•rs agt·égats soeinux. nianircsl<•Jlt.lcu1· adiYité p1·inC'ipalemont clans lo domaine économique et sous les formes les plus g1·ossiè1·es. Comme toutes los aulres fonctions sociales, la consommai ion commence pat· être une d(wiYalion de la fondwn plus 'génél'ale, immédiatement anté1·iem·c. lWe no sr distingue pas d'abot·d de la circulation, aYoc laquelle elle 1·eslc l(mglern1Jsconfondue; hon1ogène cl peu yariée, elle nécessite, en c!I'ct, de chac1ne irnfo·ülu et de chaque petit gl'onpe de grarnls déplacements cl une g1·and<'dépc11se de forc;es très <lifflcilcnwnt compensée 1m1·le l'ésultat obtenu. La consommation 8llr place ùu 1>1·ocluidt e la guene, de la c;hassr, de la pêche, etc., est le p1·ocP-dé01·<linaire; l'habitat fix.e et pel'll1anent est une impos::;ilJilité; l'homm<', animal de proie, ùoit se déplac(•1· constamment poui· s'en emparc1·. Le déYeloppement ,le la circulation cl de l'ag1·égat tic la masse des consommateurs qui en 1·ésulte produit une di fl'én•nciation lorsque des ressom·ce::; aniYcnt a êh·c accumulées sur cerlaim points plus fayorablemcnt situés; là se forment des réscncs pour la consommation, une épargne. Nous ayons YU antérieurement comment le cl'édit était né il<: l'ac;- c;umulalion des dépôts; le crédit, point <l'arrivée le plns eompkxe ùe la circulation, sert de transition natm·elle entre celle-ci el la consommation; il naît pa1· différenciation la où la circulation so centralise; c'est là qu'il deYiont, eu effet, possible de faire, au moyen du capital accumulé, clos a,yances rernbom·sables pa1· d€'s pro<luclions non encore existantes. C'est seulC'rncnt à partii· <lu moment où une épm·gne a pu i•tr<' réalis('<' que la conso11111uüiou cesse <l'êh·e simpkment clestrudiYo ou simplement 1·épai·ati-ice <le l'usure physiologil1uc iwliùduclle pour dcYenir irau::;formatricc et p1·0,ul ctiYe. Tant que>la consommation m• cornllll'Dee pas h se M•gag-01c· lc la circulation par des approYisionncments, c'est-à-dire par l'épargne, son aspect est avant tout négatif et destructeur; cc caractère est, du
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