100 LA REVUE SOCIALISTE ou dHestées ne les fassent plus tremblc>r pour la vie de ceux qui leur sont chers. Que tous y concourent - riches et pauvres - industriels et commerçants, - travailleurs des Yilles et des campagnes --- philosopbes et croyants - tous ceux enfin qui sentent combien il est nécessaire de s'arrêter sui· une voiè dont l'issue est la ruine. C'est là une rouvre cirilisatrice à laquelle nous porte aussi l'amour que nous avons pour nos soldats - sang de notre sang - que nous ne voulons pas voir entraîner dans des entreprises que ne justifient ni le bon droit, ni l'honneUI' national. Nous !le sommes pas seuls. D'autres peuples, comme nous, suppo1-tent le poids de cette absurde et ruineuse rivalité d'armements et la voix des meilleurs d'entre leurs concitoyens se joint à nous pour la faire cesser. Que partout un groupe imposant de e:itoyens s'unisse dans la pensée que l'Italie a un bien autre rôle à jouer que celui de se tenir sur un continuel quiYive sans qu'aucun péril la menace, et partout alors de grandes œuvres civilisatrices ne tarderont p~s à surgir. C'est ainsi que, unis avec l'opiniàtre constance d'un peuple qui a su gagner les batailles livrées au nom de ses droits, nous gagnerons aussi cette granrle bataille engagée au nom du prog1·ès humain. Milan, 12 décembre 1888. Le Comité, Président Giu&eppe Missori, ex-colonel. ;\1. Ir. comte Aldo Annoni, sl">nateur et président de la Caisse d'épargne de Milan.- Carlo Antongini, ex-commandant. - M. Pino Apporti, av. - M. O. Barbctta, av. - M. E. Beretta, médecin. - M. E. Bn1zzesi, ex-colonel. - M. A. Caris,,imi, ex-commandant. - 1\1. ~t. Cattaruzza, homme de lettres. - M. F. Carnllotti, député à 111 Chambre. - ~l. A. Dell'uomo, professeur. - M. L. de Mlifé, membre du Consulat ouvrier. - M. E. Griguolo. - M. R. Luzzato, av. - 1\1. A. Maffi, député à la Chambre. - M. G. ~lanfredi, av. -- M. G. Marcora, député à la Chambre. - M. L. l\Iazzocchi, ingénieur. - M. A. Mazzoleni, député à la Chambre.-M. E. T. Moneta, directeur du Secolo.-M. Or G. Mussi, député à la Chambre. - l\l. O. Decio Nulli.-M. Dario Papa, directeur de l'Italia. - M. C. l{umussi, réllacteur en chef du Secolo. - l\l. 1. Sartorio, ex-commanJant du génie à l'armée des Vosges, - ~I. F. Siccardi, capitaine. - M. G. Sinigagtia, professeur. - M. G. Spangaro, colonel. A l'c•nc;o1it1·üco ce beau mouYement populai1·e on fa,yeu1·Llcla Paix nous ayons ù Plll'egisti·c1· une sc'nle c·on t 1·P-rnn i (l'slation. Xous Youlon s padet· do la circ;ulaire aigt·e-doucc du sPrvilP .\.d1·iano L<'m111i, G1·an(l Maît,·e de la Franc-Maçonne1·ie italicn1H'. De tous <.;otéssont am,arnes <h's notPs flétrissant <.;CÜiCmmixtion <le la Ft·anc-~Iac;onnet·ie dans la 1>olitique Px.té1·icm·c <le l'Italie, immixtion mise' au senicc cleM. C1·ispi. l)ans la p1·otcstation de l'Assoc1ation des anciens militaires nous 1·elenrns ces parnlcs : « Tant que la tl'iple alliance existera et que l'Italie y 1·ep1·éscnten1.la pü-e pal'tie, une paix durable C'ntl'C' la F1·anc;C' <'t l'Halie est impossible. » L'Association des « Recluci independenti ,. adressa une lettre à
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