Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

I 312 .CORRESPONDANCE faire insérer, je n'entends plus parler de rien I Ç'a été un coup de frein à nos exaltés, je m'en doute. (Je, vous dis tout ceci entre nous.) Ma première livraison, mon projet, ont dû ensuite les refroidir singulièrement I Ils en,verront bien d'autres. L'utopie, la décadence sont au pouvoir : voilà mes ac:Lversaires,voilà ce qu'il faut démolir. J'aurai rajson plus ~ard. Mon traducteur allemand m'écrit de Trèves (Prusse} que la bourgeoisie rhép.ane goûte fort mes idées, et qu'elle est toute prête à suivre mes leçons. Je vais faire un appendice à mon projet, pour en montrer les consé- quences, les motifs, la portée, etc.; je tâcherai de bien établir la question endroit comme en Économiepolitique, et je verrai venir les événements. Si je trouve des sym- pathies, de la raison, du sang-froid de rautre côté du Rhin, et que j'aie la ohance d'y faire quelque chose, je quitterai Paris oü je désespère de vaipcre la malveil- lance de la presse qui s'obstine à me refouler, et où je prévois que la fièvre révolutionnaire devra avoir son cours. C'.est une pleurésie dont nous ne mourrons pas, mais qui nous fera bien souffrir_ Je vous souhaite le bonjour. p .-J. PROUDHO~. BiblioteQ._Gaino Bianco

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