Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

DEP.-J. PROUDHON. 299 Paris, 3 avril 1848. AUX ÉLECTEURS DU DOUBS Mes chers compatriotes , sur l"avis que plusieurs d'entre vous se proposaient de me porter comme can- didat à la députation pour l'Assemblée nationale, j'ai déclaré à quelques amis, qui ont pu donner connais- sance de mes lettres, que je n'accepterais le mandat de député, dans ma ville natale, qu'autant que je réunirais la majorité des voix conservatrices et la majorité des voix radicales. Cette déclaration a pu paraître ambitieuse, pleine de vanité, d'orgueil, dictée par un esprit ambigu, par des intentions louches et équivoques. On a pu croire que j~ recommençais la comédie de tous les juste- milieux passés, présents et futurs; on a dû se demander com- ment il était possible de concilier le principe de la , réforme sociale avec le ~rincipe de -conservation bour- . geo1se. ' J'insiste sur ma déclaration. J'essaierai tout à l'heure de justifier, au point de vue du droit, la condition que je mets à ma c~ndidature. J'ai annoncé,, de plus, par lettre confidentielle aux mêmes amis, que je voulais être jugé, non-seulement Biblioteca Gino Bianco I

RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==