Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875
DE P.-J. PROUDHON. 27'1 d'un journal de la navigation intérieure~ que plusieurs maisons désireraient faire· paraître, et pour lequel vous 5avez que je suis assez compétent. Mais il y faudrait quelque sacrifice d'argent et il est très-difficile d'en venir à bout. Voilà pour le quart d'heure quelle est ma situation. Comme je vous l'ai dit en partant, j'ai 1 le ferme espoir que la question sera définitivement vidée pour moi dans cinq ou six mois; je serai quelque chose, je saurai ce que je vaux, j'aurai une position nette, ou bien j'aurai tout quitté, et je rentrerai dans les affaires pour ne plus m'occuper d'autre chose. Hier, on s'est engueulé à la thambre des députés, à propos d'une démission obtenue, moyennant indemnité, par un M. Petit, qui voulait être receveur particulier à Corbeil. Cela s'est toujours fait, dit Guizot. Et toute la cohue qui l'a fait avant lui, qui en a usé et abusé, de lui jeter la pierre. Le plus grand bonheur qui pourrait arriver au peuple français, cè serait que cent députés de l'opposition fussent jetés à la Seine avec "une meule au cou. Ils valent cent fois moins que les conserva- ( teurs, car ils ont de plus que ceux-ci l'hypocrisie. 1 Je suis paresseux pour écrire , vous le savez. Croyez cependant que je ne vous oublie, non plus que- Mmos Blécher. Présentez-leur, s'il vous plaît, mes salu- tations respectueuses, et regardez-moi comme votre- tout dévoué et reconnaissant, P.-J. PROUDHON. Biblioteca Gino Bianco
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