Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

!74 CORRESPONDANCE Paris, t4 janvier 1848. A M. MAGUET Mon cher Maguet, demain lundi, 1 n courant, à onze heures du matin, je prendrai le chemin de fer d'Orléans pour Angerville. D'Angerville, la diligence me portera . à Ouarville où je coucherai, à moins que vous ou votre garçon ne vous trouviez à la descente de la yoiture pour m'emn1ener à Voves. J'ai besoin, cher docteur, de deux ou trois jours de bonne vie animale pour me remettre. Voilà quinze jours que je suis alité, et que je ne sors pas. Ma tête est brouillée, et bien que je sois remis de ma maladie qui a failli être sérieuse, je suis dans un~ incapacité com- plète de travailler. Docteur, vous allez répondre devant la postérité du socialisme et de l'avenir de la République démocratique et sociale. Je suis en ce moment le seul homme sur qui le peuple compte, et que les réacteurs redoutent. Ah l quelle pension ils vous ,feraient, si vous pouviez m'en~oyer adpatres. Adieu, mon ami, à demain. Votre philosophe, P .-J. PROUDHON. Biblioteca Gino Bianco ..

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