Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875
·CORRESPONDANCE propre ligne, n'y ayant pas de remorqueur, le plus sûr est de nous accorder avec elles pour la reprise et la réexpédition des marchandises. Ce sera toujours une solliéitation dans le Midi, dont peu à peu nous nous épargnerons les frais. Dans le cas même où les compa- gnies se feraient entre elles concurrence, - et c'est le cas que prévoit C**·*,parce que c'est celui qu'il désire le plus, - il nous conviendra de :ious raccorder avec B➔• .. ~* et de ne faire ainsi qu'un même service de Mar- seille à Strasbourg. Sur tous les points de la Francer les affaires sont à des associations de cette espèce, si tant est que ce soit de l 'associatîon I Bon gré mal gré 1 il faut y prendre place ou rester court. Nul doute que la ligne de Paris ne doive un jour être ralliée à cette grande ligne du Rhône au Rhin, véri- table grande artère de la navigation de l'Est. Mais· cette ligne de Paris est impraticable tant que l'Yonne n'aura pas été canalisée comme la petite Saône, tant qu'il n'y aura pas de remorqueurs entre Paris et Mon- tereau, et plus tard entre Montereau et la Roche. La navigatjon par le canal de Bourgogne, jusqu'à cc moment-là, sera d'autant plus misérable que l'année prochaine le chemin de fer de Paris à Tonnerre sera livré au public, et qu'alors, au moyen d'un transbor- dement à Tonnerre, toutes les marchandises venues de Paris pour l'Est seront enlevées aux services actuels. La compagnie du chemin de fer, en attendant l'achève- n1ent de la ligne jusqu'à Dijon, fera elle-même suivre ses marchandises par la voie d'eau; on traitera pour cet objet avec un entrepreneur; il n'y aura momenta- nén1ent plus de navigation entre Paris et Tonnerre ; il ne restera que ce tronçon, entièrement monopolisé, de rronnerre à Saint-.J ean-de-Lome. Biblioteca Gino Bianco
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy MTExMDY2NQ==