Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

260 CORRESPONDANCE mercc; tu me présentes un calcul qui ferait rire aux éclats tous les scribes de notre bureau, parce qu'eux- mêmes ne connaissent pas la raison de ta méprise. La langue des ~ffaires, la langue économique, a ses formes que le premier venu ne saisit pas d'emblée. Nos écono- mistes du libre échange m'en fourniraient des milliers de preuves. Il n'y a pas un de leurs arguments qui n'implique une erreur de comptabilité; ce sera le point de départ de ma nouvrlle critique; juge si l'étonnement sera grand. Pardonne-n1oi ma négligence, mon cher Bergmann, et sois sûr que je n'ai pas besoin d'un rappel à la mo- destie pour n1e souvenir de mes amis. J'ai vu deux fois Maguet depuis mon arrivée à Paris; il va rentrer défi- nitivement dans son pays, où il se mariera et sera un honnête père de famille et un honnête homme. De mon côté, si comme je l'espère 1na situation s'améliore, j'aviserai à me donner dP✓ nouvelles affec- tions, mais surtout à éteindre mes dettes. J'ai déjà commencé, et si je ne t'ai pas accordé la priorité, c'est que franchemeut j'ai cru que tu étais le moins besoi- gneux de mes créanciers. 1. Mes respects à ~fmc Bergmann, s'il te plaît. Tout à toi. P.-J. PROUDHON. Biblioteca Gino Bianco

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