Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

. CORRESPONDANCE critiqu~. rien~de plus.; critique méthodique; il est vrai, et qui contient tous les éléments de ma synthèse, bien que cette synthèse ne s'y découvre pas. Mais lorsque j~affirme que cette synthèse existe, que je la possède, qu'elle satisfait à toutes les conditions du problème; pourquoi soutenir que cela n'est pas, ne peut pas être? Tu me reproches mes étymologies; si elles te déplai- sent, regarde-les comme des calembours, et daigne· considérer, chose que j'ai dite quelque part, que je ne les présente que sous bénéfice d'inventaire, et comme moyen de mieux rendre ma pensée; mais que je ne les garantis pas. J'y crois, à la vérité; mais enfin ma croyance n'est pas à mes yeux fondée sur une telle certitude que je puisse dire : Celaest; aussi ne présenté- je mes étymologies que comme des aperçus, des ana- logies; c'est ce qu'ont fait de tous temps les écrivains. Tu ne veux pas que je mêle la théologie à la science sociale; tu me reproches mon P1·ologue t mes digres- sions sur Dieu, le mal, etc. Je crains fort, mon cher Bergmann, que tu n'aies cédé sur ce point à la mau- vaise humeur, car je persiste à croire que les questions sur Dieu, sur la destinée humaine, sur les idées, sur la certitude, en un mot que toutes les hautes questions de la philosophie font partie intégrante de la science éco- nomique, qui n'en est, après tout, que la réalisation extérieure, comme le phénomène est l'expression du noumène. Dis plutôt que nous sommes fatigués de théologie et de métaphysique; que nous n'aimons plus qu'on nous en parle; qu'il faut parler de la misère et ne pas parler du mal, de la valeur des produits non de la valeur des idées, du gouvernement de l'humanité non du gouver- nement de la Providence, etc., etc. Mais ~tu sens toi- Biblioteca Gino Bianco

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