Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875
, CORRESPONDANCE si, dans tout ce temps, j'ai pu m'occuper de la solution de mes C ontraclictionséconomiques. Actuellement, je suis engagé à donner mes soins à la publication d'un journal h8bdo1nadaire, le Pe·uple, qui devra paraître en novembre ou décembre au plus tnrd. Le fondateur va se 1nettre en route pour recueillir les souscriptions d'actions et d'abonnement; j'achèverai mon livre qui servira de manifeste à ce nouvel organe, et nous serons ù la besogne, j'espère, vers rarrière•saison. D'un autre côté, M~I. Gauthier frères, tenant toujours plus à mes services, m'ont den1andé de régulariser 1na position avec eux; nous som1nes convenus de 4,000 fr. par an d'appointements, soit 300 fr. par n1ois, s'il ne me convient de travailler que quelques mois et à bâtons rompus. Le journal le Peuple me vaudrait 3,000 francs. Voilà n1avie, ma position, mon avenir. Si je puis une . fois parler au public autrement que par des livres, et traîner de force sur le terrain des vraies questions cette canaille de journalistes, d'utopistes et d'éconon1istes, je ne cloute pas que la situation gén.é. rale, dans l'opi- nion, dans les affaires et dans le gouvernement, ne s'en ressente bientôt. J'espère qu'alors tes bons avis ne n1e feront pas faute! Dans cette vue, tu permettras que je te con1pte parmi les abonnés du Peuple; 12 francs par an, deux feuilles par semaine. Venons à tes critiques. Tu as raison, tout à fait raison, quand, te plaç.ant au point de vue de la science pure, tu me reproches les personnalités qui, selon toi, déshonorent 1non livre; qui, selon d'autres, en font tout le charme. J'ai, con11ne tu l'as parfaitement reconnu, des inclinations scienti- qfiues; cependant je reste pan1phlétaire; est-ce faiblesse • BibliotecaGino Bianco
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