Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

DE P.-J. PllOUDHON. clusions de 1nes 11é1noiros. Tu vois quo: .-;i _j0 .stù · uto- piste dans mes livres, je suis assez praticien dans le· affaires; j'ajoute qu'à mes yeux je raisonne partout dE la même manière, et toujours d'après le-· ntêrnc:::; prin- cipes, mais diversc1nent exprimés; en un tnot., ma théorie et ma pr.atique sont parfaite1nent ~drquaL<s ; tu me pern1ettras d'en conclure un favorable u uguro pour mes plans de réf or1ne. J'ai passé presque tout le mois de janvier i1 .Besançon et à Burgille, petit village où n1a mère ré3idc av(-1c n1on frèr~. J'ai cru un 1noment que j 'all21isenlerrci- la pauvre vieille; cela m'a causé beaucoup d'inquiétude et u1.'a fait voir co1nbien, après cette mort, j'allais me trouv-cr seul au n1onde, et sans affections. Cela nL'adonné de la tristesse; 1nais la convalescence de n1a 10.ère, 111011 départ pour Paris, et une nouvelle a1lairc 1nonstre cle . 1nes patrons, qui n'ont pas tardé à me suivre, m'ont bientôt apporté de nouvelles distractions. Pendant un mois, je me suis trouvé en rapport journalier avec quarante députés, pour de1nander au gouvcrnen1ent 2,000 chevaux avec lesquels MM. Gauthier frères offraient d'opérer la remonte des blés sur le Rhône, el d'approvisionner tout l'Est de la France, à un prix de ·voiture cinq fois moindre que celui des Con1p~gnie:;. Il en serait résulté que le prix du pain aurait été dès le 1 n février réduit partout à 20 centimes le kHogr~mn1c~ au lieu de 40 et 50; c'était, pour tout le pays un béné- fiice de plus de 100 millions. Nous avons P-té parfai- tement accueillis des députés, 1nais polünent éconduits par MM. les ministres; cela devait être. En n1ai dernier, une autre affaire 1n'appelle à Dijon; j'y ai passé presque tout le 1nois à préparer une cause, écrire un lVIémoirc. l'ünprin1er, etc. C'est don.c ù peine BibliotecaGino Bianco 1.

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