Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875
CORRESPONDANCE faute de pouvoir être vendus. Mon frère, un peu plus à l ,aise par cette combinaison, me sera moins à charge; moi-même, je serai plus libre dans mes mouvements; et notamment, je pourrai songer au remboursement de ce que je vous dois, avant de penser aux 4,000 francs par lesquels dans le cas contraire il m'aurait fallu com- mencer. Mes appointen1ents, de quelque façon qu'ils se com- posent, augmentés du produit de quelques publica- tions, me, donneront, je crois, de quoi vivre à l'aise, soulager ma n1ère, et payer une annuité de 1,000 francs à mes divers créanciers. - La maison du Petit-Bat- tant vendue ferait un grand coup. .Je n'ai pas besoin de vous en dire davantage, vous voyez mon état. Con1p- tez donc, n1on cher Maurice, co1nptez bien que je ne vous perds pas de vue; si je n'avais que vingt-cinq ans, j'oserais me flatter de faire fortune; mais j'approche la quarantaine, et je veux jouir par l'esprit avant de mourir; c'est ce qui fait que j'applique plus mon acti- vité aux idées qu'à l'argent. En passant à Besançon, j'ai appris que le plus jeune de n1es cousins avait été conduit par la gendarmerie dans une maison de santé; le malheureux est devenu fou. Je n'ai pas de nouvelles de ses frères et de Brutus. Votre post-scriJJturn sur le bateau trion1phal préparé par Bichet pour l'ovation de Convers n1'a diverti fort; mais n'est-il pas étrange que des hommes d'opposilion reprochent au député de leur choix de négliger leurs affaires personnelles? J'ai appris l'aventure de L·*~~* par Bernard. J c ne croyais pas votre confrère si près de sa fin, et n'ai pu encore obtenir des renseignements sur les causes de sa ruine. - Je trouvais à L**·t:un esprit faux et une con- BibliotecaGino Bianco
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