Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875
DE P .-J. Pfi0UDH0N. les distinguât récllcn1ent des conservateurs; qu'il ne voyait dans toutes les disputes que jalousie et an1ours- proprcs en jeu; el que dans sa conscience, et surtouL en présence des récri1ninalions do l'Angleterre, il n 1 avait pas cru devoir donner tort à un nlinisLère, qui pour la prcn1ière fois tenait tête ~ l'étranger. 1,out cela peut èLre sincère et vrai ; n1ais il reste toujours que Conyers ::;'est laissé enrégüneuter dans l'opposition par ses propres électeurs; que, malgré la liberté du vole, il y a <lans l'élection quelque chose qui, relativen1enL à la 1narche générale des affaires eL ù la couleur à suivre, ressemble à un 1nandat in1pératif; que, quand on se sépare, il faut le faire hautement et à la suite 1l'cxplications, etc., etc. C'est ce que sentait très-bien l)en1esnay, l 'hon11ne au sel, qui, tout conservateur <1éclaré qu'il est, aurait souhaité que Convers ne si"\ séparût pas si brusquen1ent de ses amis.· Je regrette ce vole de Conyers; je le regarde co1nn1c une faute de jugen1ent de sa part, bien plus que comn1c nne apostasie; je pense de lui qu'il n'a pas la con- science assez robuste pour émeLtre un vœu que secrè- l cn1ent il désapprouye, ni lu caractère assez fort pour accuser en face son parti, co1n1ne fiL une fois Lama r- i ine; et je crois, pour moralité de tout ceci, que le 1nandat de député ne convient qu'à des ân1es éner- giques ou à des in1béciles. Convers n'est ni l'un ni l'autre. Je n'ai visité encore aucune loge: je n_'aipas le temps; et, si je tenais à faire connaissance des pères bisonlins, braves gens en général, je ne suis pas pressé d'aller me faire tuiler par ceux de Paris. J'ai entendu parler ici des prédication·s de I-Iennequin. Je n'ai pas l'honneur de connaître ce parleur, et j'ignore BibliotecaGino Bianco '
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