Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

01,n -1-u CORRESPONDANCE aariser ma position, et c'est ce dont je n1'occupe avec MM. Gauthier. Après leur avoir fixé 1nes conditions de travail, je les ai priés de -poser eux-mêmes les chiffres; ils m'ont répondu : pose-les toi-même. Et nous voilà à faire assaut de modestie et de confiance. Je terminerai ce joli dÎfférend au premier jour, puisqu'on m'en prie. Je regrette fort les ennuis que vous· donnent mes honorés cousins, que j'accuse ici beaucoup plus que · leur père. Je crois mè1ne entrevoir que ces messieurs ont profité de -la communauté où ils vivaient tous, il y a un an, pour laisser prendre tous les engagements par leur père, sauf à dire ensuite que sa signature ne les obligeait pas. C'est une rouerie grossière et malhonnête, à laquelle ils ont été conduits par leurs divisions intes- tines et leur manque absolu de savoir-vivre. Le Code de commerce appelle cette manière de payer ses dettes : faillite ou banqaeroute. Vous sentez bien que le pauvre vieux Brutus, abandonné par ses deux fils les plus capables (le troisième est idiot, le quatrième timbré, et le père ne vaut guère mieux); vous sentez, dis-je, qu'il n'est plus en état de s'acquitter, ses deux fils l'ayant laissé sans autorité, sans travail et sans avoir. Si donc vous voulez poursuivre, je crois que •1 vous feriez bien d'assigner tout à la fois les fils et le père, d'avoir un jugement qui les condamne solidai- rement, vu que le billet souscrit par le _pèrel'a été pour la communauté. En attendant, voici la lettre que vous me deinandez, et que vous cachetterez et enverrez après lecture. Je vois quelquefois M. Convers . .Il m'a donné pour raison de~son vote, dans fadresse, que l'opposition n'était à ses yeux qu'une coterie d'intrigants, n'ayant pas un principe, pas une idée 1 pas une tendance qui BibliotecaGino Bianco

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