Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875
.DEP. -J. PROUDHON. Paris, 2G n1ars 1817. _fl i'.I. 1''.IAURICE. 2):1oncher Maurice, je vous suis on ne peut plus obligé de l\ntérêt que vous prenez à n1on sort. Vous savez que ce qu'il y a de précaire dans ma position chan- gera le jour que je voudrai, et je n'ai tant 1narchandé jusqu'ici que parce que je voulais, avant de me livrer décidément aux affaires, mettre fin à la série d'études économiques. que j'ai con1n1encée,et voir ensuite si je ne pourrais me caser mieux selon mes goûts. Eh bien I mes élucubrations· touchent à leur fin; j'entends par là que je ne compte le reste de n1es jours traiter que des questions partielles, suivant les cir- constances et le :Pesoin. D'un autre côté, il m'est à peu près démontré que je n'ai aucun espoir à fonder du côté des lettres et du journalisme; j'ai mérité l'anti- pathie de tout le monde. Quant a.u gouvernement, il va sans dire que, fussé-je un Newton en science écono- mique, il n'y a pas de place pour moi. La répulsion que j'inspire est générale : depuis les communistes, répu- blicains et radicaux, jusqu'aux conservateurs et aux jésuites, les jésuites de l'Université y compris. Ces prémisses posées, il ne me reste plus qu'à régu- BibliotecaGino Bianco
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