Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875
236 CORRESPONDANCE Paris. f7 février t8.{7. Madame, j'ai reçu, il y a quelques jours seulement, des mains de ~I. Guillau1nin, l'ouvrage que vous avez bien voulu n1e co1nmuniquer, ainsi que l'aimable et pour moi trop flatteuse lettre qui l'accompagnait. Je ne crois point du tout, 1fadame, que j'aie exprin1é en trente pages plus d'idéesfortes etjustes que vous n'en a1Jezrencontrédans toute notrephilosophiecontmnporaine; il me suffirait, pour ne me point rendre à un parefl éloge, du livre mên1e que vous venez de m'adresser. Je croirais plutôt, chose qui 1n'a été confirmée par des personnes compétentes, que j'ai assez heureusement fait l'application de quelques parties de la métaphy- sique, à cette science si mal à propos nominée par ceux (1) V ers la fin de l'année 1846, P. -J. Proudhon rccevai t, avec une lettre d'envoi de l'auteur, un volume qui venait de paraître à la librairie Amyot sous ce titre : Essai sur la liberte considereecomme principe et fin de l' activite humaine. Le volume portait un nom littéraire encore peu connu, devenu plus tard illustre. : Daniel Stern. La l~ttre était signée du nom véritable de l'auteur. C'est à l'occasion de cet envoi que Proudhon écrivit à .Madame la co,ntesse d'Agoult les deux lettres qu'on va lire. Biblioteca Gino Bianco
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