Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875
DE P.-J. PROUDHON. 235 Paris, 6 février 1847. A MmePROUDIION Ma chère mère, je suis arrivé bien portant et n'ai encore rien perdu de ma santé et de ma bonne humeur. J'ai seulement l'ennui de n'avoir rien fait du tout depuis quinze jours. Antoine Gauthier et sa femme sont arrivés presque en même temps que moi ; et il m'a fallu travailler à un projet nouveau, et par consé- quent laisser de côté mes propres affaires. Je n'ai donc rien à vous apprendre encore des résul- tats de mon voyage. Le pain, dit-on, augmente tou- jours; il est possible qu'il aille jusqu'à dix sous la livre. Alors il y aura famine. J'espère que vous n'aurez pqint à en souffrir, et que tout ira au mieux pour vous. Charles a-t-il toujours mal? A-t-il vu le père Renaud? Où en sont les affaires? Écrivez-moi, alors même que je ne vous écris pas; cela me tranquillise, et, quand il y a du mal, il vaut mieux que je le sache tout de suite que trop tard. Je vous embrasse, chère mère, et toute la famille. Votre fils, P .-J. PROUDHON, Rue Mazarine, 4·6, hôtel du Perche. Biblioteca Gino Bianco
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