Correspondance de P.J. Proudhon - Vol. 2 - 1875

CORRESPONDANCE dont le rôl,e, comme le mien, est d'ê.tre combattants, mais non pas j-uges. Messieurs les économistes, ne vous en déplaise, o~it encore trop de choses à apprendre pour être absolument compétents, m·ême dans leur propre spécialité. Ceei soit dit sans que je veuille aucunement diminuer à vos yeux le mérite de vos amis. Ce n'est pas avec des mots qui ne signifient rien, comme _laissezfaire, laissez passer, qu'on peut aujourd'hui donner satisfaction à des hommes qui demandent : Que faut-il faire, et par où faut-il passer? Je prévois que les socialistes vont s'écrier que j'ai exterminé !'Économie politique, mais que je n'ai pas touché le socialisme du bout du doigt: il en sera de même, mais en sens inverse, des écono- mistes. Si je pouvais faire battre tout le monde, j'aurais obtenu justement le résultat que je me suis proposé : la réconciliation universelle par la contradiction uni- verselle. Mais notre public n'en est pas encore à comprendre cela. Avez-vous envoyé à mon traducteur Grün, rue du Perche, 7, les feuilles 23 à 34 du deuxième volume? Je vous serre la main de tout mon cœur, monsieur Guillaumin. p. -J. PROUDHON. Biblioteca Gino Bianco '

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